01/02/2008

La prise du temps...


"Une heure, à peu de chose près", encre et aquarelle

Créer, c'est prendre le temps, lui donner une forme qui nous ressemble... Sur le dessin, pour bien vous montrer, j'ai tracé les secondes en noir et j'ai colorié les minutes en bleu et en jaune.


18 commentaires:

  1. Damon-Lestat 310108213631 janvier 2008 à 21:35

    - C'est l'heure d'oublier.
    - Quoi ?
    - Rien, oublie ça.
    - Quoi ?

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  2. Damon-Lestat 310108215331 janvier 2008 à 21:53

    J'ai du mal a te distinguer entre les intervalles. Tu bouge tout le temps.

    Tu te te montre en eau sucrée, alors que tu étais à ce moment là le sucre en train de fondre.

    Exister consiste à se créer indéfinement soi même.

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  3. Damon-Lestat 310108215431 janvier 2008 à 21:54

    PS : H-B un peu ratatiné.

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  4. coïncidence ;-)

    de Henri Michaux
    dessiner l'écoulement du temps :

    (...) au lieu d'une vision à l'exclusion des autres, j'eusse voulu dessiner les moments qui bout à bout font la vie, donner à voir la phrase intérieur, la phrase sans mot, corde qui indéfiniment se déroule sinueuse, et, dans l'intime, accompagne tout ce qui se présente du dehors comme du dedans.
    Je voulais dessiner la conscience d'exister et l'écoulement du temps. (...)

    extrait de "Passages"

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  5. Ces minutes retentissent avec le souvenir de ces minutes-ci...

    "Un jour, on prend conscience de l'enjeu, un morceau vide du monde à remplir avec les moyens du bord. Peu importe qu'il représente quelque chose ou pas. C'est du pareil au même. On doit associer traits, formes, taches, couleurs, sur une surface, verticalement donnée au regard. Voilà le problème. Il faut résoudre les tensions entre l'ombre et la lumière, le clair et l'obscur, le vide et le plein. Il n'y a ni centre ni périphérie, plus de sujet, juste un objet dont on doit modifier la surface pour attraper et retenir le regard. En abandonnant l'artifice de la figuration, on est confronté à une sacrée solitude. Certains vident leur colère, d'autres donnent une forme acceptable à leur violence, c'est dans la retenue ou l'abandon que se situent les solutions. Rothko enfermait sa souffrance dans des grands aplats colorés, Pollock se jetait, se répandait sur la toile. Choisir l'abstraction, c'est naviguer entre ces deux extrêmes. L'abstraction est sans pitié, elle met l'homme face à son destin et le laisse se débrouiller avec ses maigres forces.."

    ps. et je voudrais aussi voir les petites secondes restées collées sur la paume de tes mains
    ;)

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  6. Damon-Lestat 01020809431 février 2008 à 09:49

    Ben n'empêche que le cadran il est 'achement large.

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  7. superbe !

    @ cathy, on pourrait dire aussi
    des fragments de monde qu'on "désemplit" de son ordre et de ses contraintes , de ses usages et de ses
    silences, de ses vacarmes et de ses
    froids pour créer ...
    bonne journée à vous tous.

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  8. Je vois quelques secondes échappées du temps, en haut à droite.
    Je les prends pour moi.
    Trop tard pour vous, les autres !

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  9. Je commence par Katy qui a remué quelque chose et je reviens plus tard :

    Katy donc,
    Merci de relier, de rapprocher ces morceaux... L'autre jour, en traînant dans dehorsdedans, j'étais surpris de ce que j'y lisais et je me faisais deux remarques :
    1) Je n'arrive pas à croire que j'ai pu écrire ça, bien comme ça et tout.
    2) J'ai le sentiment, au regard de ce que je pose aujourd'hui, d'un recul, plutôt qu'une avancée...

    Ton message aujourd'hui m'a obligé à un examen plus précis. Je me situais, dans cette première phase, à l'extérieur pour aborder les questions, j'étais détaché, je vivais ça comme une forme de témoignage, dégagé de l'action. Je jouais avec ce que j'avais remarqué pendant toutes ces années et le déposais.
    Aujourd'hui,la question se pose autrement. Ce n'est plus Qu'as-tu fait ? mais Que vas-tu faire ? Il n'est pas étonnant que je repasse par des chemins que j'ai empruntés mais je les parcours pour aller ailleurs, je ne sais pas où, c'est ça l'avenir...

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  10. Mijo me coupe l'herbe ou les secondes sous le pieds, je ne sais plus...

    En me baladant dans Paris aujourd'hui (décidément...) j'ai découvert des dessins d'Henri Michaux... que je croyais "seulement" écrivain et poète...

    En voyant ta peinture voilà je voulais parler de H Michaux et c'est déjà fait et si bien...
    Toujour la possibilité d'aller voir:
    http://henri.michaux.chez-alice.fr

    Er puis il ya d'autres résonances mais je ne vais pas m'étaler ...


    Il y a quelque chose du temps qui m'a échappée d'ailleurs...

    Je crois que j'ai été dans deux temps, deux mondes à la fois pendant le temps de ce com...

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  11. "j'ai tracé les secondes en noir et j'ai colorié les minutes en bleu et en jaune."
    Que tu crois, que tu crois.

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  12. A Mijo,
    Un passage qui me transporte...
    1) Je connais Michaux pour l'avoir lu, il y a longtemps, j'ai aimé Plume et le Barbare en Asie, cet humour absurde et essentiel. Sa peinture me touche et j'ai toujours ressenti une grande proximité, celle des innocents mais je ne l'accompagne ni dans la nuit ni sur les chemins des paradis, ma lumière est celle du matin.

    2) Ce texte est une révélation, il dit comme je suis. Il y a longtemps que je pense et vis ça.

    Merci pour cette contribution ! ;-))

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  13. Quand je broie du noir , ce sont
    des secondes que je perds à jamais.

    Ne perds pas de temps à repondre à mes futilités.

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  14. ah ! quel temps perdu ! me disais bien que je perdais mon temps....

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  15. Le temps nous échappe, laissons-le faire...
    C'est parfois reposant le lacher prise.

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  16. Alors le temps serait un fouillis multicolore, minutes froides ou chaudes et secondes sombres ?

    Quelque chose de déformable, à l'infini ou l'on se perd, sans repères ?

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  17. "Je jouais avec ce que j'avais remarqué pendant toutes ces années et le déposais."
    Aujourd'hui tu es acteur, ce n'est pas un recul mais bien un rapprochement...

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  18. A toutétouss,
    Merci pour vos massages (messages et passages confondus). Ils me donnent de l'esprit. Les deux post suivants prennent la forme d'une réponse : " Pendant ce temps" et "Mise en scène" illustrent les effets de votre présence.

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