04/02/2008

Marques...





Je relève les traces, les fragments, les signes qui définissent en silence les lignes de nos conduites, repères invisibles qui peuplent notre quotidien.


19 commentaires:

  1. pas du tout convaincue de l'invisibilité de ces repères
    juste de l'aveuglement des conducteurs du quotidien

    d'ailleurs la ligne blanche n'est qu'une incitation aux pointillés, à la hachure, et au dédoublement

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  2. C'est la semaine des jolies phrases ?

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  3. tu auras rectifié j'espère, à la place de "dédoublement" je voulais dire "dépassement"

    faut que j'arrête la nuit...

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  4. You are,
    Je râcle les parois, et avec les débris, je barbouille des figurines. Je suis le premier étonné, je fais ça sans conscience, sans volonté. C'est l'autre qui parle, pas moi.

    Mijo,
    Elles montrent la voie à suivre...
    Ce matin, sur la route, je les ai regardées autrement, des graffitis sur la surface du monde.

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  5. J'aime bien la bande blanche qui mène droit à la bouche d'égout, alors qu'il y a la fontaine (bouchée, il est vrai) juste à côté.
    Voilà, j'ai donné mon signe ! ;-)

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  6. J'ai l'impression que tout est "mort" alors que tant de vies y passent...

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  7. J'ai raté la "mise en scène", ou bien ? :)

    Sinon moi en ce moment ce sont le chewing-gum qui m'interrogent.... je ne m'étais jamais rendu compte des traces que ça faisait tout autour de nous et des schémas qu'ils produisaient sur le bitum.. quand on y prête attention c'est vraiment scotchant (^^), interpellant (et dégoutant aussi).

    Tout ça pour dire que la dernière photo m'y a fait penser, dirait bien une poubelle, ou encore une ampoule géante...

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  8. You are,
    I never lie.

    Varna, ce que nous sommes, des taches sur des surfaces grises séparées par des lignes blanches
    ...


    Malvina,
    Les séries abondent de crimes sur la chaussée, ça laisse des traces dans les esprits.

    Katy,
    La première fois, j'ai tellement levé la tête que je me suis tordu le cou.
    La deuxième fois, j'ai regardé ailleurs et j'ai pas eu mal.
    Moralité:
    On n'est pas adapté pour les étoiles mais pour le caniveau.

    Bon, la (vraie) génèse de ces fragments : hier soir, je trouvais rien à dire, une grosse pas envie de faire un effort, alors j'ai commencé à écrire n'importe quoi, et c'était n'importe quoi, après je me suis dit, quand même, mon petit caillou, il va falloir faire quelque chose, t'es pas resté comme une truffe deux heures et demi devant cet écran pour rien, ben si, j'ai pensé, mais bon, il insistait, alors j'ai eu l'idée de lui proposer, et si on mettait une photo, comme ça, bon , il était pas chaud, alors on a cherché ensemble, on allait quand même pas mettre les photos de nos vacances, on n'en est pas encore là, et il m'a dit, il avait l'air fatigué, allez, magne, des fois, il me parle pas très gentiment, mais bref, moi aussi, j'étais fatigué, alors j'ai pas voulu faire d'histoire, je l'ai écouté, mais j'en pensais pas moins et je me disais, à l'occasion, enfin, donc, il me dit, tu découpes des morceaux dans tes photos et je t'aide à faire la phrase. On n'a plus parlé, et en cinq minutes c'était torché. Après, on est parti chacun de son côté. Je sais pas trop ce qu'il avait en tête, je suis allé me coucher. Au milieu de la nuit, il m'a réveillé et il m'a raconté une histoire invraisemblable. Je te raconterai bien mais je le vois qui me fait non... sinon, ça va.

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  9. De la genèse de l'oeuvre. J'adore le tout avec le commentaire.

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  10. :)la bouche d'égout à l'air d'être importante , 2 gros traits blancs y mènent cher watson ....

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  11. Ex-mot,
    :-))
    Comme une bonne partie de mon écriture est en mode automatique ( débranché et silencieux pour être plus précis -et plus obscur-), cette nuit, comme je me demandais ce que tout ça voulait (me) dire, j'ai compris (provisoirement) que ma réponse à Varna avait un sens caché qui m'avait échappé, " des surfaces grises séparées par des lignes blanches" signifait non pas comme je l'avais d'abord cru une quelconque digression poétique de l'existence mais la description directe et nue des Blogs et ça, ça me réveille...

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  12. w.
    Je ne vois qu'un agencement de formes et d'ombres..;-)

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  13. Allez, j'y vais à mon tour de mon com's com : entre la bouche d'égout et la fontaine bouchée, y a comme une illustration de l'impossibilité, sans doute, de nous ressourcer à la fontaine du vrai échange, à laquelle on pallie par la seule bouche encore ouverte ...

    Oups !

    Blogs : réseau underground ? Mais les bouches s'ouvrent dans les deux sens !! Et quand on sort du gris, on n'a pas même besoin de se torticolier puisqu'on est alors à la bonne hauteur et que l'autre, en fait, nous y attend ! ;-)

    Alors, pas belle la vie ?

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  14. Passer d'un monde à l'autre, tient à peu...
    Il y a juste quelques lignes abstraites voir invisibles pour séparer.

    Ainsi des univers paralèlles si proches et pourtant étonnamment différents se cotoient sans se (re-)connaître, sans pouvoir se rencontrer...

    Des garde-fous de zones à fort risque de collision...

    On se protége de nos folies respectives ...

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  15. Corinne,
    Je vais y revenir dans les post à venir. Tu poses les termes de l'énigme. J'ai fait un choix et je m'engage sur un chemin que je devine escarpé. Je suis en bonne compagnie pour tenter l'aventure. Nous avons le sentiment, presque la certitude de parler des mêmes choses. De quoi s'agit-il ? je cherche un passage hors du discours. La parole seule nous fait toujours chuter dans les mêmes abîmes, nous fait tourner en bourrique. Je n'ai pas d'intention, pas de but, je marche, à l'envie.
    (je m'amuse aussi, d'abord... ;-))

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  16. Varna,
    Tu es descendu dans la vallée et j'en suis ravi. Je dois être sensible au mal des montagnes, l'altitude m'enivre mais m'épuise. Te voir galant élégant au village est distrayant. :-)

    Sur ces clichés, sérieusment, je ne vois que des lignes, des formes. C'est abstrait, des rectangles presque carrés traversés de bandes qui délimitent des zones, un artifice pour attirer et retenir le regard. Je n'ai pas accès au sens des images, j'ai pris de mauvaises habitudes.(A dire vrai, j'ai un peu le même problème avec les mots maintenant que j'y pense... je dois donc tirer la conclusion qui s'impose, je ne comprends rien à rien, heureusement que quelque chose guette et me souffle, de quoi faire illusion...

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  17. Jongler jouer avec les mots, avec les pensées profondes...
    J'aime bien ça ici.

    Et l'abime des sentiers escarpés
    ne fait plus craindre la chute. On n'aspire plus qu'à l'envol possible.

    On peut franchir les lignes en toute légéreté sans risque de collisions autre que métaphoriques...

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  18. Corinne,
    accordés, sur le même rythme... écoutons la suite de la chanson.;-)

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