10/05/2008

Vous prendrez bien encore quelque chose ?

bon, l'art est bien vivant... et nous aussi. Mais ma promenade ne s'est pas arrêtée là... Il y a d'autres trucs qui ont retenu mon attention, accroché mon tourment, m'ont fait grimacer, ricaner et grincer des dents...

Dans la même salle, d'autres écrans agitaient leurs images.
Le premier m'a amusé. Comme ça durait des plombes, je vais vous raconter, enfin décrire les morceaux manquants... C'est l'histoire d'un type qui est chez lui (enfin, on imagine que c'est chez lui), c'est un sacré bricoleur, et il a soif. Alors, ni une ni deux, il sort tout un petit bouzin et construit un putain d'appareil à tirer les larmes. Ensuite, il met la télé, un programme à l'eau de rose, et il s'installe inconfortablemment pour en profiter au maximun. Arrive ce qui devait arriver, les glandes s'excitent et le liquide salé s'écoule. Chaque goutte suit un petit chemin sophistiqué avant de terminer sa course dans une tasse à café. Quand la coupe est pleine, il éteint la téle, prend la tasse et boit son petit breuvage.
Bon, et ben, en dehors du fait que ça fait les yeux rouges et donne l'air con et malheureux, ça m'a fait penser à un truc que les sociologues, d'autres fumistes, ont découvert un jour où ils s'emmerdaient : ça gêne personne de ravaler sa salive, mais si on la met dans un verre, c'est une autre affaire...



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9 commentaires:

  1. Très bien. S'il pleure pour lui, alors il n'a qu'a les bouffer ses larmes !

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  2. je suis absent cette semaine

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  3. C'est du Gaston Lagaffe ?

    Joruri

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  4. alors voilà: oui j'aime cette chronique de l'instant, de ton expérimentation d'un moment. Tout eût pu changer si le matin tu t'étais levé différemment.
    Un peu/beaucoup/complètement/peut être paradoxalement, il y de la substance, du (pro)fond, solide, dans ces propos de toi, et aussi une légèreté, un brin d'éphémère de cette sensation, de cette émotion, attrapées au vol, dans l'instant, comme au moment du (D)clic d'un vieil appareil photo. Une seconde plus tôt ce fût différent, une plus tard, le présent se serait dérobé.
    Le "recevoir" d'une oeuvre est autant le point d'une construction intellectuelle, d'une analyse, d'un décryptage, d'une recherche en tout cas du comprendre ou du ressentir- il faut parfois crever sa cervelle, d'autres fois (ou concomitamment) laisser ses sens en réception- (autant) qu'une excitation par stimuli de nos sens. Le "recevoir" d'une oeuvre devient hautement variable en fonction de notre humeur de l'instant, des mémoires qui se rêveillent en l'appréhendant, des projections de nos désirs, nos peurs, nos démons, notre potentiel de créativité, d'imaginaire, de fantasmes ou des freins de notre capital bourdieusien.

    J'aime ta façon de chroniquer ton expérience de l'instant.

    (Merci pour tes mots sur la note précédente. Je ne parviens pas à supprimer mon espace fantôme. J'ignore pourquoi. J'ai ouvert d'autres epsaces, ailleurs, qui sont déliés, comme une mosaïque où les carreaux sont justes posés, attendant d'être jointés, un jour ou jamais. Y'en a qui font tâche. D'autres qui se superposent, d'autres qui s'"osmosent".
    Le lien. Les liens de la toile, dénoués, renoués, embrouillés, coupés. Je ne sais pas. J'ignore même ce que je cherche au travers de ces expériences de "rencontre" dans des espaces. Peut être simplement une seule chose: être rassurée en découvrant une liberté d'expression et de créativité, qui elle même est interrogée constamment sur son étendue, ses contraintes, ses limites, ses débordements. Tout se joli foutoire (dé)organisé hétéroclite, bordélique, brouillon, ou bien rangé, ordinaire, sans saveur, sans intérêt, ou passionnant. Mais qui est/fait sens pour le propriétaire de l'espace. C'est tout ceci et tout cela à la fois. Et c'est peut être uniquement cela qui me satisfait et me retiens de déconnecter totalement. Pouvoir s'en imprégner, en vibrer, ou s'en défaire. Je ne sais. Il y a de la vibrance dans le virtuel comme dans le réel, et des liens entre ces "deux" dimensions. J'aime ces quêtes, ces torsions, même s'il n'y a rien à trouver, ni de sens à rechercher. Seulement expérimenter.

    Merci Eric pour ces espaces que tu ouvres aux "voyageurs" de vie.)

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  5. C'est ce qui s'appelle "ravaler ses larmes" ...
    (ah ah ah)

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  6. Voire même un truc bête à pleurer...
    c'est la goutte qui fait déborder le vase: ces gens-là sont prêts à n'importe quoi pour boire à l'oeil... :)))

    Joruri

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  7. ... Et comme disait ma grand-mère : "Chiale, tu pisseras moins !!!"

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  8. A vous,
    ... et voilà, de retour après une semaine passée au milieu des choses et des personnes, coincé dans le réel.

    quelques remarques avant de passer à autre chose (je me demande bien quoi) :
    Ce petit film grotesque est un clin d'oeil, la mise en scène du pleurer sur soi -fâcheuse manie- on peut aussi y voir, en regard avec les images précédentes qui évoqueraient alors la condition de la femme, l'illustration de la condition de l'homme à qui il ne reste plus que les yeux pour pleurer, maître d'une technique qui le conduit inéluctablement à sa perte...

    .../...

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