24/01/2009

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Assis à la fenêtre, j'ai écouté les ombres portées par vos présences. J'ai voyagé immobile, perdu dans la poussière de vos pensées.

15 commentaires:

  1. "Gloub gloub !" dit-il immergé en lui-même...

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  2. dé-créé, et pratiquer la pensée en vue d'une ré-création ;-)

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  3. (... ça était un peu laborieux, je sais. ;-))

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  4. Se boucher la vue ainsi, c'est tenter d'emmener la pensée au coeur de la matière, pour la rendre transparente au souffle de la vie.

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  5. On voyage d'autant mieux en ne pas pensant. Les distances sont plus importantes. Si importantes d'ailleurs qu'elles disparaissent. Au lieu d'être enchaîné à ses idées, cloué au sol par ses souvenirs on se prend à vivre dans l'émotion, aussi douce que la brise, aussi forte que la tempête. Et les morts se mettent alors à revivre. Bienveillants.

    [Et je sais que vous apprécierez mon commentaire alors ne le dîtes pas^^].

    Bon.

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  6. Venu donc le moment de disparaitre...

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  7. @ Cult! L'émotion est peut-être ce qui sollicite le plus le cerveau. Comment pourrait-on l'arrêter, et pourquoi donc? Mourir à la vie? Autant vouloir arrêter son flux sanguin, or rouge. Désolé, je n'y vois aucun sens.

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  8. L'émotion n'est pas pensée, le souvenir de l'émotion est pensée. Le souvenir n'est pas l'émotion.
    Toute conscience naît d'un antagonisme.
    La pensée naît avec ces antagonismes.
    On n'a pas besoin de penser une émotion. Au contraire, la pensée est analytique, elle prépare sans arrêt une réaction. Or, il existe des cas où nous pouvons agir sans que ce soit par rapport à autre chose. Librement et intuitivement.

    Et on peut comprendre sans la pensée aussi.
    C'est la racine du mot connaître : naître avec. Si nous sommes des enfants à chaque fois que nous agissons nous naissons par l'action.
    La vie demande plusieurs fois de mourir dans la même existence. Alors si j'arrête de penser je n'ai pas besoin de me défendre et je peux mourir à ces pensées qui sont souvent résiduelles (les complexes, les remords, les regrets, les peurs etc…). Si j'arrête de penser je peux prendre contact avec ce que je suis. Si j'arrête de me représenter par rapport à la pensée du groupe ou de la société je me libère par pour m'échapper de cette dernière mais pour me réaliser selon d'autres valeurs.
    Descartes aurait du dire : je doute donc je suis, peut-être. Parce que je ne crois pas qu'on devienne si on ne fait que penser, alors être, c'est encore plus difficile.

    [Je ne crois pas avoir parlé de mourir à la vie, on ne peut absolument pas mourir à la vie. Au contraire j'ai parlé des morts qui peuvent nous accompagner].

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  9. Magwann,
    Ce billet a changé de forme et Fish n’a fait que traverser l’écran, ce qui, finalement, est bien dans ses habitudes.
    (Mes dessins, comme mes mots, naissent ici. Souris, clavier, écran, rien d’autre, pas de trace, d’existence, de l’autre côté du monde. Ils ne parlent que d’ici, avec vous. C’est la raison de ma présence ici, je ne peux ni m’échapper, ni me faire disparaître... C’est le sens du message que j’ai laissé “chez toi” quand tu as voulu sortir. Nous sommes là, c’est comme ça. ;-)) ... de l’inconvénient d’être né, et de l’avoir voulu, en plus. ;-)

    Lyriann,
    Oups.
    (Comme nous sommes enfermés “ My body is a cage “ comme chante Arcade Fire et raconte Cult, il faut s’inventer pour se tenir compagnie...”

    Fishturn,
    ... sur ma table, il y a un livre dont la deuxième partie s’intitule : Créé - Décréé - Incréé, les défigurations de Samuel Beckett et des fois, tu m’énerves, un peu, quand même, à tout savoir.

    Cult,
    .../... un mouvement d’approbation, silencieux.

    Fish,
    Non, des essais, comme on se regarde dans la glace, pour voir si on peut sortir comme ça... ;-)

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  10. Caillou est débordé par l'autre.

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  11. On a vu ça ;-) Mes amitiés à l'autre.

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  12. Il insiste pour que je te transmette sa chaleureuse salutation, je me plie donc volontiers à sa demande.

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