11/01/2009

Résolutions




Rester désinvolte
Dessiner la grisaille
S’effacer
Devenir un murmure, un frisson.


(Monterey, 2008)

( Maintenant, ce billet m'en évoque un autre, plus ancien, presque deux ans, déjà... ...)

13 commentaires:

  1. N'être qu'un bruissement, une impression
    Se dissiper
    Tracer les ombres
    Demeurer insouciance


    Voilà que je repasse sur cette page, et que j'en retire de nouveau beaucoup de plaisir,. Et inspiration ! Les images, les mots... je trouve cela vraiment très bon, d'une efficacité rare.
    Je voudrais savoir si vous seriez d'accord pour que je mette Dehors Dedans en lien sur mon blog, histoire de faire partager un peu ?
    Quoiqu'il en soit, je serais un fidèle désormais !

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  2. Murmures et hurlements
    Fissures et explosions
    Soustractions et rigueurs
    S'assoupir et mourir

    Mettre au point l'abandon le plus complet, flotter dans l'espace tendre qui fait presque mal.

    "La pensée vue du dehors" Dernier degré de insolence qui fini dans le silence.

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  3. Fox,
    Nonobstant le délicieux compliment, je ne peux éviter la question : qui est donc celui qui peut dire cela ? ;-))

    Boronali,
    J'ai eu la tentation de la réconciliation, j'ai choisi le ressassement.

    Pixel,
    Le mot est l'inexistence manifeste de ce qu'il désigne, l'être de parole, le visible effacement de celui qui parle. (Foucault sur Mallarmé et Blanchot)

    Simon,
    (très touché, sincèrement)
    Tu peux utiliser cet espace comme tu l'entends, il est absolument libre de tous droits de propriété. C'est un lieu qui n'existe pas et n'a de sens que partagé ;-) Ce qui m'enchante, c'est l'écho.

    Fishturn,
    Mots Blancs et Pensée du Dehors sont liés : ils ouvrent l'espace d'un langage neutre, qui n'est parlé par personne, qui ne se résoud dans aucun silence.

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  4. Fracas étincelant de retenue, en même temps paré d'une stimulante immodestie

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  5. vous vous surpassez les uns les autres !
    je n'ai plus de mots pour vous dire mon admiration.

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  6. En 2009, j'ai décidé d'aimer mes amis et mes ennemis comme moi-même, patiemment. Et je crois que, finalement, c'est totalement égoïste. :-)

    [La chaise contre le mur me fait penser au cabinet de réflexion maçonnique… quoique c'est privé de miroir qu'on réfléchit le mieux].

    Espérons beaucoup mais agissons d'autant plus.

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  7. à Commentaire Effacé,
    1) L'échec est inévitable, nécessaire, il est la source de la résistance.
    2) Boire un café et regarder les gens pressés, quand tu veux.
    3) Un C.A.P. d'autocensure aussi... ;-)

    Coyote,
    Je garde tous les mots, dans le même ordre.


    Unevilleunpoème,
    C'était celle d'un moine, mais la lutte est la même, arracher des forces au néant...;-)

    Karine,
    AH NON. Il reste toujours un mot, et c'est d'ailleurs le problème, l'être est inépuisable, il gargouille sans fin... ;-)

    Cult,
    Ta remarque m'a donné un indice: cette photo, choisie simplement parce que les lignes, la lumière et la couleur me convenaient se met soudain à murmurer. Elle raconte ce que nous sommes, ici... et montre la permanence de cette condition.

    Décider d'aimer est une intention louable, charitable même.

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  8. Je travaille sur l'échec, la chute, la résistance et la disparition ;-)

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  9. Fishturn,
    La condition humaine, quoi. ;-)
    (La seule question c'est la résistance, tout le reste va de soi. ;-)

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