30/01/2010

...et toujours, les mots.




Indifférent à l'agitation du monde, je poursuis le relevé des mots oubliés sur les murs de la captivité.

* Rapport sans rapport.

* Partage sans partage.

* Communauté sans communauté.

* Désir de franchir la distance infinie et irréductible.

* Proximité des lointains.

* Contact de ce qui n’atteint pas.

* Confusion et malentendu, charme et désastre.

* Déclinaison hors conjugaison, sans temps ni personne.

* Sautillements sur un pied d’égalité.

* Absence de mise à l’épreuve.

* Accès à un monde sans épaisseur.

* Imposition d'un présent qui ne peut rien assumer ni entreprendre.

* Disparition de la scène.

* (Re)constitution imaginaire du corps social.

* Séduction à distance.

* Dévoilement de l'ami inconnu.

* Incitation à rejoindre un cercle.


17 commentaires:

  1. Là, j'enfile mes chaussures. L'appel de la forêt...

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  2. Sinon, un charmant désastre c'est toujours mieux qu'un charme désastreux...

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  3. On dirait le mur de la chambre de l'homme à l'oreille coupée...
    C'est qu'il y a beaucoup à lire et à méditer dans cette série de sentences.
    Bon dimanche, l'ami inconnu qui ranime ma flemme de sens.

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  4. Il n'y a pas de problème. C'est un faux problèmes. J'ai la sensation que tu idéalises la question en la problématisant. Alors que malheureusement, les individus (et donc les relations) d'exception ne sont pas moins exceptionnelles ici qu'ailleurs. Or la question que tu poses depuis quelques semaines n'a d'intérêt que si tu fais une totale abstraction des individus en présence. Il n'y a que des affects, ici, ailleurs! Pour moi qui essaie systématiquement (sauf avec toi, j'en conviens : pose-toi la question de savoir pourquoi) de passer de l'autre côté du miroir, les individus-idées dont tu parles n'ont absolument aucune existence...Je ne parviens pas à expliquer, je vais digérer tout ça, et lorsque ça sortira, je te livrerai ma merde, comme d'hab ;-)
    (Celle qui t'envoie des repas virtuels)

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  5. Fish,
    Les yeux clos, je parcours les traces abandonnées sur le mur.

    Fox,
    1) Le ciel était si bleu ce matin.
    2) "charme", "désastre"..., les mots relèvent d'une étrange alchimie, à peine vus, ils évoquent des images, provoquent des sensations...

    Blogtrotter,
    Je ne suis qu'un porte-parole sans voix, une parole inconnue bafouillant en mode mineur.

    A Celle qui,
    Comment dire ? :-)
    Je ne pose pas de problème, ne cherche pas un sens caché, je signe ma présence. N'ayant rien à dire, je gesticule puis prends la pose. La seule chose que je revendique, c'est la volonté de ne pas être situé, installé sur une position pour en profiter. Je préfère continuer à errer d'égarement en égarement.
    En non-agissant de la sorte, je vis une grande aventure, immobile. Ainsi, depuis une semaine, je triture ce fatras étalé sur plusieurs pages, j'élague, réduis, torture, modifie, découpe, arrache... jusqu'à ne laisser que ces groupes nominaux et, c'est là où je veux en venir, si ces mots déposés ne m'évoquent rien ou si peu, leur forme a travaillé et ce matin, j'ai écrit le long d'une page : "Le verbe oriente la pensée dans le temps, l'inscrit dans la personne. Dès qu'il est présent, le réel devient fiction". Voilà, ça, ça m'occupe et me distrait.:-)

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  6. Très beckettien (deux tu l'auras) le climat, avec un soupçon de Maurice Blanchautisme. Faudrait quand même rigoler de temps en temps. Genre regarder un DVD. Je préconise :"Mais où est donc passée la 7ème compagnie".

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  7. *...ni personne "égarés, là, écrits, et quittés aussitôt"

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  9. Un jour aussi, auront lieu des conversations sans contexte. Des voix croisées sans qu'on en reconnaisse les bouches, et qu'on viendra consommer sans idée particulière, juste pour combler l'impatience de vivre un moment présent, dénué d'espoir au besoin, ou de regrets d'à venir.

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  10. un oeil regardant un oeil qui regarde un oeil ...

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  11. Début du commentaire.
    Fin du commentaire.

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  12. Quoiqu'en cherchant un peu, il doit bien y avoir du Beckett dans la 7°compagnie...

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  13. Trotter,
    Je m’amuse sans fin avec trois brins de rien.
    Fish,
    J’ai abandonné les visages et les mots, je marche en suivant les signes laissés par leur passage.

    Jéza,
    Débusquer les effets de la métavirtualité, oui, voilà. en quelque sorte.

    Melo,
    “...............” pensa-t-il.

    Fox,
    Beckett, enfoui sous la couche.

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  14. "L'écriture psychique qui suit les frayages ancien.

    communication entre les inconscients, le rêveur invente sa propre grammaire"

    Dérida Freud Dylan

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  15. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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