16/12/2015

En état d'urgence (1)

Depuis quelques semaines, je suis troublé, comme tout le monde me direz-vous, mais bon, votre trouble n'apaise pas le mien.

Plongés dans les affaires courantes, nous manquons d'esprit pour saisir le réel quand il se dérègle.

Pour rester debout (la tentation du rester couché n'est jamais très loin), nous devons, c'est impératif, donner du sens au monde. 

Alors ?

Nous cherchons à comprendre ou, à défaut, nous faire une raison (ce qui indique bien, dans ce cas, le renoncement).


.../... (à suivre)

25/01/2015

Oups

Penser que croire et être sont une seule et même chose, c'est renoncer à penser.

21/01/2015

Pensée extrême




L’extrémiste n’a pas de figure mais une idée qu’il suit jusqu’à ce que mort s’en suive.
Il n’est ni fou, ni désocialisé, ni irrationnel.

Dont acte

18/01/2015

Mais comment donc on en est arrivé là ma brave dame, mon bon monsieur ?

L’effroi, devant le monstrueux, déchire brutalement le présent, le normal.

Le présent, c’est là où on habite, coincé entre le meilleur et le pire. Le normal est un effet de l’habitation du monde. Et, ce que l’on ne voit pas, c’est que le présent commun, partagé, apparaît, toujours, d’une certaine manière, normal. Aucun évènement, quand il est présent, n’apparaît jamais dans sa totalité, déplié.

De quelles anormalités nous sommes-nous accommodés ?

(librement inspiré de «La société intégrale» de Cédric Lagrange)