25/01/2015

Oups

Penser que croire et être sont une seule et même chose, c'est renoncer à penser.

12 commentaires:

  1. C'est au contraire ce que je pense et crois. C'est que je donne au verbe croire un sens plus large que celui, tout psychologique ou spirituel (foi) auquel on le limite habituellement. Dès lors que nos pensées ne se croient plus tenues de se nourrir de theoria (dignité séculaire de la contemplation, par ex. aujourd'hui dans les mathématiques), on se sent aussitôt en devoir de chasser Parménide de nos pensées ("être et penser c'est la même chose") au profit de ce que chaque être ... croit - et non plus soi.

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  2. @Varna, Tu sais comme je tiens à poser en déséquilibre mes petits mobiles. J'ai changé la formule plusieurs fois avant de laisser dans cet état. La faille que je pointe réside dans le "être croyant" qui, précisément parce qu'il croit, renonce à se penser comme un étranger. Il habite son existence sans la penser du dehors.

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  3. Et là ? : penser que croire et être sont une seule et même chose, c'est renoncer à penser ... que tout ce qu'on croit (et donc tout ce qu'on est) puisse être pensé. :-)

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  4. Et là, tu as soufflé trop fort, mes mots sont à terre, éparpillés en tous sens :)

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  5. Frédéric a dit : C'est un peu court, jeune homme... j'entends bien que tu désignes sans doute celui qui confond croyance et être-au-monde mais au-delà de la question posée en équilibre (je sais que tu aimes bien ça) il n'est peut être pas si facile d'évacuer la question comme tu le fais. Si la motivation de nos actions nous est toujours inconnue comme le dirait Nietzsche ou bien encore si l'on considère la nature profondément métaphorique de la conscience - sa nature poétisante comme dirait cette vieille crapule d'Heidegger... l'articulation entre l'être et la croyance mérite vraisemblablement mieux qu'une sentence aussi définitive.

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    1. Si la motivation de nos actions nous est toujours inconnue, et si notre conscience est profondément poétisante, lequel de notre croyance ou de notre être, dans l'articulation susdite, est l'inconnu(e), lequel poétise ? :-)

      Si l'inconnu nous motive à parler et si nous poétisons aussitôt nos objets de conscience, quel sens ont nos discussions ?

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  6. @Frédéric,
    1) Comme tu peux le noter, tu chantes à l'unisson avec Varna pour me remettre en question ;)
    2) Mon propos est de (me) donner à penser et (c'est là mon mobile) je ne peux penser que sous votre souffle.
    3) Merci

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  7. "Qui suis-je ?" demanda l'homme. Et pour cette fois il interrogea quelques êtres-au-monde autour de lui.

    Un chien peut attraper n'importe quelle partie de mon corps, il "sait" que c'est moi, que c'est LE MEME de part en part.

    Une mouche se balade sur moi, une fois sur ma main, une fois sur ma jambe, l'instant suivant sur ma tête. Mais je ne suis manifestement pas une entité pour elle, juste une "collection d'endroits".

    Une plante, je lui parle et elle ressent quelque chose en tout cas (chaleur, souffle ..).. A la limite elle perçoit ne fut-ce que la "source" de ce qui lui arrive. (Et puis le soleil elle l'identifie puisqu'elle en fait aussitôt de la chlorophylle)

    Le caillou, lui, je le frappe en vain ; c'est clair, je ne suis pour lui rien du tout.Ni entité, ni collection d'endroits ni souffle. Ou plutôt je ne suis pour lui que ce que je lui fais. Je suis "pur acte". Le marteau est son Dieu, et le caillou sera toujours forcé de le craindre sans jamais arriver à savoir qui est le marteau ni d'où il vient. Pas même s'il existe vraiment.
    :-)



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    1. Celui-là, je vais le découper, l'agrandir et l'encadrer :)

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  8. La mouche et le caillou, la plante et le chien à chacun son moment cinétique.
    L'imposture des mots c'est par là:
    http://dusportmaispasque.blogspot.fr/2016/05/alain-posteur.html

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