11/10/2017

Il est encore temps...




Retraité de la fonction publique. Je ne fonctionne plus publiquement.  Je suis obsolète.
(Il est intéressant de noter comme un mot peut réduire l'être au néant...)

Livré à soi-même, l'ennui guette. On peut le remplir en s'agitant dans tous les sens, comme le font les adultes ou en profiter pour donner corps à des rêveries adolescentes.

Le temps qui était dur et s'articulait en segments rigides, qui maintenait l'être en tension, le pressait de toutes parts, s'est brutalement relâché. Il est devenu élastique, mou, malléable. Il nous triturait, nous torturait, c'est maintenant nous qui lui donnons sa forme, il ne résiste plus. Le langage commun le dit bien "on se la coule douce".


6 commentaires:

  1. Serait-ce l’immersion intemporelle dans un référentiel aqueux non standardisé ?

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    1. Oui, "retour aux sources"... Il y a (souvent) dans les lieux communs, quelque chose à creuser.

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  2. Mon temps n'est plus à osciller sans cesse, comme le balancier d'une pendule, du passé-fini au après-plus tard en passant par présent-vite-vite.
    Mon temps est juste là, ici, pleinement présent.
    Pleinement VIVANT de MA VIE.

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    1. S'agit-il encore du temps ? Cette illusion que nous avons bricolée résiste-t-elle encore ? 😊

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    2. J'ai la sensation parfois qu'il s'agit dans ce non-temps d'un espace-infini de vide.

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  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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