14/01/2008

Destin...

Moi, ce qu'il en reste...

Je suis retourné, évidé, ouvert. J'ai perdu la parole. En acceptant de me déposer sans rien, je suis devenu un courant d'air porté par vos souffles. J'aurais dû y penser, on ne peut pas être et ne pas être ...


8 commentaires:

  1. N'est ce pas cela être un artiste ?

    "Le peintre n'a rien à dire." dixit DD.

    Il dépose, engendre la parole, fuis aussitôt, disparait, s'en va ne rien dire ailleurs ?

    Damon.

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  2. Fish,
    Vous me détournez de ma destination initiale mais j'ai trouvé un passage,(on le voit sur la photo...;-)

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  3. "Zorro est arriv..."

    Ooops pardon...
    La question c'est plutôt de savoir si on peut être montant ET descendant à la fois, parce qu'avec la photo, c'est dur à dire...
    j'aime ce coté monacal, j'y rajouterais bien une petite note de joie, "jubilate, gloria" enfin bref, un peu de kimé...
    Il ne faut pas devenir, même si "nous sommes les moines d'un couvent invisible" (Yvon Leloup dit sédir), il ne faut pas devenir le prieur morne d'un espoir recroquevillé..
    La sagesse pourtant peut-être volète-elle alentour, vous coiffant du pieu murmure d'odes à vous seul sussurées ?
    Du reste, est-ce notre enthousiasme juvénile qui vous a fait faire un pas dehors ? C'est espiègle à cet âge-là... :))

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  4. Johuri,
    :))
    Quand vous restez sur terre, votre mélodie m'enchante.

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  5. Il faut me pardonner mes "escapades".
    Parce que je n'ai pas envie à cause d'elles d'avoir à choisir.
    Je ne puis renier ni les artistes/penseurs si vous acceptez cette définition parcellaire, ni le ciel qui m'aspire.
    Rester sur terre...Alors que peu à peu toutes mes forces s'évaporent, me fuient par le souffle et les pores, que je n'inspire plus justement que pour une goulée de ciel en moi...
    Ca va être dur !
    Prenez ce que vous aimez, mes sourires, ce qui vous fait sourire, pour le reste, nous n'y pouvons rien...Ite missa est... :)
    Merci pour votre compréhension et cette photo qui est pour l'instant la plus belle de la journée.

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  6. On dirait du Marguerite Duras la photo.

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  7. Je ne trouve plus le passage vers moi,dit une fois le paysage.Je t'ai perdu, et du même coup me suis perdu aussi.Passage sans paysage n'est autre qu'air,dit le passage.Tu as seulement perdu l'amour,dit le paysage.Quand on oublie la forme, on perd l'amour, dit le passage.L'amour ne se perd pas, dit le paysage,Tu as seulement perdu le goût de moi..
    Comment ai-je pu? demande le passage. Vitesse est le virus de la mémoire,dit le paysage. Tu étais la pensée de mon visage.
    Il fait noir, dit le passage.
    Approche-toi de moi, dit le paysage
    Et aimons-nous comme autrefois."

    Claude Margat

    ...pas mieux !

    Mijo

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  8. Il revenait vers son spéos, sensible aux bruissant silences de la ramée qui formaient pour sa pensée un cadre doux et vivifiant.
    Tout en montant à la longue les degrés il revoyait ces "fourmiements" d'êtres comme lui encapuchonnés, mais eux d'anonymat. Ils allaient/venaient tout à fois, assaillis par leur propre vitalité
    qui butait aux angles du socle, et tirait du mieux possible sur le licou que formait le centre, sans espoir autre que de s'en éloigner pour y revenir, y revenir pour s'en éloigner, en un refrain de folie obsédée et agitée par la ire.
    Lui allait droit, en oblique. Il ne connaissait pas ce tourment d'aller de rien vers rien à l'infini.
    Seulement de qui était à qui sera, se développant, se délivrant peut-être même au fil de son pas
    d'anciennes limites auxquelles il échappait par le dedans.

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