11/03/2008

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... je suis un simple exemple et l'unique exception...



15 commentaires:

  1. Entre murs et barbelés le filigrane supporte tout de même les rigueurs d'un sévère inconfort. Je ne sais pas vous mais moi je ne me défini pas à travers ce que je pose sur mon blog. j'imagine que des interprétateurs forcenés voudraient m'en déduire.
    Je ne déduis pour vous aucune claustration , tout au plus le désir d'une privauté souveraine.
    Un psychologisant vous en dirait.
    Ce désir de se figurer sous formes d'ombres passées, de traces perdues et de signes à demi-effacés s'appelle prudence.
    Arretez-moi si je me trompe. Mais il y a là une ivresse du dépouillement.

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  2. ...d'une existence et celle d'une transparence...

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  3. anonyme,


    Je vais profiter de ce message (anonyme, tant pis) pour répondre et développer, un peu ce qu’est le blog pour moi aujourd’hui. J’imagine que ceux et celles qui s’installent dans cette “autofiction”, ce “roman du je” rencontrent des problématiques assez proches. Je n’aime pas imposer un point de vue, je vais laisser mes impressions se déposer comme elles se présentent. Je numérote, mais ce n’est pas pour ordonner un raisonnement, décliner ubn projet, juste des numéros pour distinguer les points les uns des autres.

    1) Le blog est devenu en partie autonome. C’est Caillou, un objet mal identifié qui navigue à vue et au désir. Mon extérieur s’est, en partie, détaché de cet attraction irresistible, cette part de moi y est toujours sensible mais elle peut et sait vivre sans la présence de l’écran (ce qui n’a pas toujours été le cas).

    2) Paradoxalement, en se détachant, Caillou est devenu plus important. Il a de l’emprise sur moi. Il me pousse à agir, à faire certains choix, je lui rends des comptes. Je retrouve, avec le blog, les mêmes préoccupations que celles que j’avais quand je peignais. Une partie de mon monde se réalise à travers le prisme du blog.

    3) Un exemple précis : en voyage, Caillou est omniprésent, il se met en scène, regarde autour de lui, cherche l’image, le son ... Ma manière de lire a changé aussi, je suis plus sérieux, je reprends mes notes, les mets en forme, ne laisse plus tout tomber dans l’oubli.


    4) Ce dernier billet illustre bien mon “travail”. Je cherche à créer l’effet, à retenir l’attention, à frôler l’âme, en vidant l’image et le discours de tous les artifices, ne laisser qu’un fragment de la trame, que le lecteur construise le reste. Peu m’importe ce qu’il en fait, s’il en fait quelque chose. Moi, j’ai mis tout ce que j’avais. Ici, cette photo est prise dans le “pavillon” français d’Auschwitz. Elle “décore” les murs.( Je me refuse de montrer les choses en face, je n’ai rien à prouver, à vendre). La phrase est un condensé des thèses avancées par Agamben
    “Homo sacer” et “ Ce qui reste d’Auschwitz”. Il y développe, avec beaucoup de rigueur le pouvoir souverain et la vie nue, l’impossible témoignage... Ces lieux et ces textes m’ont marqué, le billet est cette trace.
    5) La magie du blog, c’est l’entredire. Ce dire si intime, si intense, si sincère, qui traverse le temps et l’espace pour se présenter en toute humilité... C’est ça qui est incomparable, cette douce chaleur du message apporté par l’autre, cet inconnu si proche.

    6) Quant à l’austérité, le dépouillement, l’expression minimale... c’est ma nature profonde. J’ai appris les gestes de la société de consommation, je joue le jeu des apparences, mais je suis indifférent à la propriété privée, à l’accumulation des biens... Je me sens nomade, fondamentalement.


    7) Hum. Je ne relis pas. C’est ma réponse, j’ai cru.

    8) Ce n’est pas vrai, le blog reste une illusion comme une autre, j’ai relu ;-))

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  4. L'anonyme est Joruri qui tâtonne comme un demeuré...
    "La magie du blog, c’est l’entredire".
    La rencontre avec Varna nous lie caillou, ne penses-tu pas ?
    Il compte vraiment ce gars-là...
    C'est interessant le quoi et qui d'un blog...
    Je ne me pose jamais vraiment de question là-dessus. Il me semble que le faisant j'y perdrais une spontanéité quasiment puérile que je m'y sens...

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  5. johuri,
    1) Même sans nom et sans visage je te reconnais...
    2) Varna ! Une révélation.
    3) Je me pose sans discontinuer la question, toujours cette sale manie d'être dehorsdedans.
    4) Dit ailleurs à Fish et à Varna : on réconcilie ici la turbulence de l'enfant, la révolte de l'adolescent, le sérieux de l'adulte, hors du temps.

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  6. Katy,
    Cette image m'a posé un problème. Peut-on esthétiser l'horreur absolue ? Il y a là un espace vide et douloureux auquel sont confrontés ceux qui ont en charge la mise en scène de la mémoire. Cette question cruciale perd de son inrensité en s'éloignant de son centre mais elle ne disparaît jamais. On la croise, au quotidien, par exemple quand on photographie les gens, leur petite misère...

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  7. Je n'aurais pas osé aller jusque là, mais sûr qu'il a bougé un paquet de lignes, et puis quel style...
    Bref. Arrêtons-là, On va l'énerver.
    Je ne suis pas peu fier avec mon histoire de murs et de barbelés, vu que j'ignorais où la photo avait été prise.

    (Blogger ne m'accepte que comme anonyme... Avec la peine que je me donne pour exister, c'est rageant.. ;)

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  8. Johuri, dit l'anonyme,
    Il est venu de nulle part et a installé la lumière.

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  9. Le point 4 ... "Vider le discours des artifices" ... une quête, la mienne de plus en plus

    Etre lu(e) silencieus(e)

    les blancs des entre lignes, les noirs des mots dits, à peine....

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  10. N'empêche, on lui doit beaucoup, grâce à lui, on ne "sait " plus rien !!!
    Joruri

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  11. Je refuse !
    Et je fais le plus court possible :

    1) Joruri, le verbe s'entredire ne m'appartient pas, et il NOUS incombe de le "réussir" (ou pas).

    2) Caillou, tu exagères ! Et tu enflammes encore plus notre ami ... C'est pas raisonnable !

    3) A moi-même, pas le choix.

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  12. L'histoire ne nous parle pas. C'est nous qui venons l'écouter avec nos mots.

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  13. Tu vois,je t'avais dit que ça allait l'énerver ; )
    Te fâche pas mon ami, tu ne peux pas nous empêcher d'avoir
    de l'amour et de la reconnaissance pour toi.
    On a bien compris que s'entredire ne t'appartient pas, mais tout de même, sans toi, cela n'existerait pas !
    On adore te lire, et ça tu n'y peux rien.
    Joruri

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  14. Caillou a dit...

    Fée d’hiver,
    J’ai une idée précise de ce que je veux devenir, de ce que je me dois d’être, mais pas d’idée pour y parvenir, je tâtonne pour trouver un passage... ;-)

    Johuri,
    Dis-donc, quelle passion! Je ne me reconnais pas dans cet aveuglement. Je m’amuse dans mon petit théâtre des ombres et je considère Varna comme une forme donnée à l’amitié. Je reste, en toutes circonstances, très attaché, à l’égalité. Il n’est qu’un, ni plus, ni moins. Ce qui donne l’impression de la grandeur, c’est la proximité, pas la hauteur... La valeur d’un homme est toujours la même, “un simple exemple, l’unique exception” ;-))


    Fishturn,
    Le silence te va très bien. J’aurais aimé écrire ces mots, en faire un billet.


    Varna,
    On pense que tout est dit, et, on continue malgré tout, et, sur le chemin, l’imprévu nous attend, encore.

    14 mars 2008 12:42

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  15. devant les barbelés ou derrière ?
    La gravette

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