06/04/2008

22 commentaires:

  1. Mais ON va toujours quelque part, c'est bien le drame de je, tu, il et elle ! - ils commencent toujours par naître sur ses traces : une "embrouille"...

    S'il est vrai que ne naît que qui renaît, alors je n'irai plus dans les pas d'on !
    Tu viens donc ? Dis, où allons-nous que nous découvrons ? (sic)

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  2. Varna,
    Aïe! Pris au radar. Je fais tourner les pronoms depuis deux jours, " où irais-je si je pouvais aller quelque part ?" "où irait-elle si je pouvais aller quelque part"...
    et paf, fini par choisir la forme la plus douteuse, celle qui boîte.

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  3. 1) J'écouterais dire-être
    2) J'irais à mon tour dire-être.

    (Donc "aller dire-être" avec un seul tiret ? ;)

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  4. Mieux vaut aller très loin avec toi que nulle part avec lui...

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  5. Varna,
    N'ayant plus rien à dire, je cuisine les restes, je tripatouille, coupe, écrase, réduis à ma sauce... c'est un peu amer, âpre mais ça nourrit à minima.
    Je relève aussi (chez Beckett) : " chaque fois que dit dit dit mal dit" "quels mots pour quoi alors" "ainsi cap au moindre pire" "les écarquillés sans paupières" "blanc obscur" "quelque chose ne cloche pas" "n'importe quoi ferait aussi mal l'affaire" "tant mal que mal" et mon préféré "Essayer encore. Rater encore. Rater mieux." ... A bientôt;-))

    Cantabile,
    Je vous emporte à New York pour 8 jours (ceux qui ne veulent pas viennent quand même.) ;-)

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  6. Je suis, je deviens, et je le dis.
    Hein, dis, dis, c'est pas mauvais ça ???

    Johuri

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  7. Je suis déja seul quelque part, et les autres morceaux je n'y crois pas un instant. De ma vie je n'ai rencontré personne, je me suis juste appliqué à faire semblant. Faut bien, que je m'étais dit. Faut plus, je sais désormais. Vos bruits sortis de nulle part m'attirent et m'agacent profondement.

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  8. Vos présences ici sont l'aveu de votre échec à croire tout ce que vous dîtes.

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  9. Je ne voudrais pas mourir sans avoir découvert un procédé pour ne plus vous entendre, tous vous faire taire. Tous.

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  10. Blogger Fishturn a dit...
    Je suis déja seul quelque part, et les autres morceaux je n'y crois pas un instant. De ma vie je n'ai rencontré personne, je me suis juste appliqué à faire semblant. Faut bien, que je m'étais dit. Faut plus, je sais désormais. Vos bruits sortis de nulle part m'attirent et m'agacent profondement.

    -- Quand la profondeur de mon besoin (aux autres je dirais plutôt "vision" des choses ou "intelligence") rendrait profonde l'inanité de nos rencontres, j'aurais à m'interroger sur sa pertinence.

    10 avril 2008 01:40
    Blogger Fishturn a dit...
    Vos présences ici sont l'aveu de votre échec à croire tout ce que vous dîtes.

    -- C'est vrai pour moi, l'échec, non pas le croire : je l'ai déjà dit sur mon blog. Et quand bien même j'échoue encore ici ou là , je me contente du peu, de "voir du monde", de ce que chacun veut bien lâcher de sa personne. (Tant il est vrai qu'à voir chacun tellement accroché à son moi et ses désirs comme à une bouée de sauvetage, on se demande quel a bien pu être le collectif naufrage ...)

    10 avril 2008 01:43
    Blogger Fishturn a dit...
    Je ne voudrais pas mourir sans avoir découvert un procédé pour ne plus vous entendre, tous vous faire taire. Tous.

    -- Mais il n'y a pas de découvertes à faire dans ce domaine là, vu que bien d'autres avant toi se sont trouvés dans les mêmes (in-)dispositions et ont frayé tel ou tel chemin : retraite, désert, ou tâche. Tout s'y tait. [ça n'est pas plutôt toi que tu veux faire taire ?] Celle qu'on se fixe (et à laquelle on se fixe) est alors un pied-de-nez à bien des choses, des mondes, des discours et autre soi !


    Tu te souviens de Lino Ventura dans le tunnel, refusant de courir ? C'est dans "l'armée des ombres". Rien que le titre ...
    Eh bien, tout ombre qu'elle était, l'ombre a marché, l'ombre a couru, même ...

    [Si je t'agace, c'est que t'es encore vivant.]


    10 avril 2008 01:55

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  11. J'assume mes échecs, moi :))

    Joruri

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  12. Ah Monstre, bien évidement que tu m'agace, tant parfois le son de tes voix ressemble à celles du lièvre qui a prit de l'avance dans la course, celui qui rebrousse chemin et fanfaronne "moi j'ai vu, fini la course fini la course, il n'y a nulle ligne, il n'y a qu'a courir vers nulle pars dans n'importe quel ordre pourvu qu'on coure ensemble". Il me déplait à moi de courir ou d'agir pour rien, autant qu'il me déplait de rester assis à ne rien faire, regarder les nuages et croire sous l'effet d'une aberration génétique. Vous, ni en mon pouvoir ni mes adversaires, vous m'êtes donc complètement inutiles. Le style on s'en lasse à la longue. Mourir tout de suite ou mourir jamais, l'entre deux, entre eux, voici donc l'enfer qu'on m'a donné, un enfer sans même un diable et donc le véritable enfer.

    Oui je me souviens très très bien de la scène. Elle me questionne encore aujourd'hui, c'est un miroir, et de mon regard c'est la trappe que je tente d'apercevoir.

    Assumer, se trouver des excuses et s'aimer, c'est vulgaire.

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  13. Varna l'hymne aux joies
    Jahuri poête zombie satisfait
    Caillou évanoui dans la contemplation

    Je vous souhaite bonne nuit.

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  14. Toujours chez Beckett (quand j'ai lu ça, j'ai ricané un long moment, en pensant quel salaud) : ESSAYER ENCORE. RATER ENCORE. RATER MIEUX.

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  15. 'plonger dans le néant, vraiment, c'est enfin, toucher de toute son âme la consistance de l'air"...
    ces mots m'ont traversée à lire les commentaires ici ce matin. Je ne sais même pas ce que cela veut dire!!! Je ne sais même pas comment et pourquoi les rattacher à ce que j'ai lu!
    et oui, ça, ça m'agace :-)
    Alors, je vous les laisse... peut-être en ferez-vous quelque chose!
    Bonne vie.

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  16. Si j'osais je dirais que j'irais là où tu voudrais aller.

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  17. kintana,
    c'est cette obscurité qui enlève les repères et fait dire des choses étranges venues d'ailleurs, de nulle part... la part de l'être qui se tait, exposée à la lumière du jour ?

    anakin,
    ;-))
    ... imperceptiblement, certaines lignes se dessinent, des chemins se tracent, des ombres se croisent.

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  18. Je resterai plantée là ! Et toi ?

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  19. Tyrane,

    ... glisser à la surface en dessinant des arabesques ;-))

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