31/01/2009

Devinette



Espace neutre où nulle existence ne peut s'enraciner.
Vide qui sert de lieu...

55 commentaires:

  1. Pour persécuter le sujet alors que nous pouvons percuter l'objet, cette chose qui n'a de dimension que celle de nos pensées ?

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  2. Sil,
    Aïe ! Depuis ce matin, cette définition boîte et je la modifie régulièrement, la persécution du sujet est passée, momentanément, à la trappe... ;-)

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  3. Quelques changements, j'en suis tout retourné !

    Pour la devinette, je dirais quelque chose comme l'insondable profondeur psychologique que constitue le terreau des réminiscences ou autres échappées oniriques. Vide, neutre à la base, où l'existence n'est pas. Il ne sert de lieu qu'à l'ombre de souvenirs d'existence, ou à l'imagination d'existence trop souvent déracinée.

    M'enfin bon, j'dis ça, j'dis rien...

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  4. Cette définition se répond à elle même.


    (pour l'instant)

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  5. C'était "pourquoi persécuter" mais le vide l'a anéanti...
    scratch, scratch, les termites...

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  6. Minijup',
    Faut vraiment que je me contraste pour évoquer une telle ressemblance, flatteuse. (Cette photo, prise avec la webcam, montre mon expression habituelle devant l'écran ;-)

    Simon,
    (Quand je ne sais plus quoi dire, je change de tenue.)
    Tu n'as pas donné la réponse, tu as développé (avec beaucoup d'à propos, je trouve) la définition...

    Fish,
    C'était bien une définition bricolée de "Langage" mais, par un glissement inévitable, la réponse devenait Blog ;-)

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  7. Caramba ! Tu retombera toujours la dessus tant ta présence ici est une expérience improbable.

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  8. Caramba(r) je voulais dire.

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  9. En 4 lettres, j'allais dire "rêve"... perdu alors ;-) !

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  10. Fish,
    Notre présence, en général, est plutôt une expérience improbable, non ? ;-)


    Bridget,
    Rêve et Blog sont aussi des synonymes.

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  11. Tu vas dans les profondeur du Noir ou transperce un regard de fumeur !

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  12. C'est pas ça ?... J'peux quand même revenir la semaine suivante ?...

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  13. Ah ! Mais oui ! Blog ! Je suis trop nul...
    :-P

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  14. bon j'arrive trop tard pour la devinette mais je suis bien là pour te dire combien j'aime cette photo
    quelle présence ! je te sens tout près comme si tu avais traversé ce petit espace en verre qui nous sépare, c'est épatant !

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  15. J'arrive trop tard !!!
    Bon ben je dirais pas ce que j'allais répondre hein sinon on me prendrait pour une tricheuse ;)

    z'ême bien la photo zaussi !!
    (penser à baisser légèrement la caméra)
    ;)

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  16. Le pixel est une matière qui n'est pas neutre.

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  17. Moi , ça me fait penser à du Francis Bacon , plutôt ...

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  18. Lyriann,
    Sombre devant l'obscurité du monde, sa profondeur insondable...;-)

    Foxahah,
    ... plutôt "Songs from a room"'


    Simon,
    J'ai apporté de l'eau à ton urinoir.

    Karine,
    On dirait un masque posé sur mon visage... ;-)

    Katy,
    ... ou à relever la tête ... Il reste toujours cette option.

    Sergio,
    Toujours inattendu, voire incompréhensible, WHAT ?

    Pixel bleu,
    Le pixel, particule élémentaire de l'antimatière, plutôt, non ?

    Helenablue,
    Bacon ? Plus impressionnant encore que ses toiles, son atelier.

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  19. Carrément,

    A voir.

    Francis Bacon : L'atelier

    Un ouvrage de Margarita Cappock (édition la bibliothèque des arts)

    Et l'histoire de ces fous qui l'ont entièrement reconstitué.

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  20. Ah oui , je suis bien d'accord , incroyable !
    D'ub seul coup , je pense , on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs , j'ai toujours aimé la peinture de Bacon et son atelier est à a hauteur de cette démesure !

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  21. L'Aïn, le néant divin.

    Le vide étant subjectif et n'existant que par notre propre pensée il y a un néant ontologique précédant l'Aïn Soph et l'Aïn Soph Aur.
    En fait ce non-lieu, non-temps, non-espace "représente" le monde informulé.

    En même temps j'y suis jamais allé alors c'est un peu difficile d'en parler et les mots sont difficiles à choisir pour expliquer ce qui n'existe pas mais j'en ai déduis quelque chose : le néant est paradoxalement plus important en "quantité" que la création puisque la création en sort.

    C'est dingue.

    Mais si on veut un peu peaufiner on peut déjà se dire que là où il y a l'Être il n'y a pas d'existence. Un objet ne peut pas croire qu'il est une image d'objet dès lors qu'il a pris conscience qu'il est un objet.
    Et Être apporte la solitude car il n'y a plus de dualité. Donc, aucun besoin de langage.

    Bon, je vais travailler moi, c'est pas tout ça…

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  22. Ah ouais et aussi j'ai compris vendredi dernier que la pensée comme la mémoire sont des notions superflues quand il s'agit d'être, elles ne participent pas à cet état car elles ne peuvent se former dans un temps hors du temps.

    Mais ce qui est étrange c'est qu'on puisse encore croire que la pensée aidée de la mémoire soit un chemin de réalisation qui ne mène pas à l'abrogation de ces deux "réflexes".

    Mais moi je sais ce qui ne va pas : c'est qu'on n'avance pas tous au même rythme selon que les âmes soient générées dans des cycles différents.

    Bref, on s'en sortira jamais collectivement à moins d'une apocalypse.

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  23. Cult (ou de la métaphysique nucléaire )
    Néant, Dieu, lieu, temps, espace, création, monde, objet, être, existence, conscience, dualité, langage, pensée, mémoire, âme... --> SUJET

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  24. Remarquez, en physique quantique il y a UN seul sujet : la conscience.

    Mais… un million de fois dans tous les textes de toutes les traditions on va retrouver marqué que : Dieu Est le Tout. Donc : Il Est la conscience de ce qu'Il Est… Enfin normalement hein ?
    (mais c'est pas si simple que ça vu qu'Il a créé des images pour Se contempler et que les images ont fini par se barrer… enfin bref, avec la Gnose on n'est pas rendus et toutes les cosmogonies commencent là).

    Le mot Dieu vient de "deu"s (de "dei wo" dans les langues indo-européennes) : lumière (du jour) et son présumé antagonisme (Diable) vient du mot "diabolein" qui signifie "celui qui sépare" (le prisme, la vision fractale… et je vous le donne en mille c'est la conscience morcelée dominée par les instincts, la peur, la pensée conditionnée).

    La dualité n'existe pas en fait, vous savez bien que ce sont des apparences contradictoires protéiformes, le blanc devient noir, le noir devient blanc. Mais ce n'est pas pour autant que nous sommes prêt à percevoir l'Unité du Tout. C'est pour cela que nous avons créé les systèmes trinaires (le Logos dans l'évangile de Jean, Prologue : le Logos est Dieu, en Dieu et tourné vers Dieu).

    Par contre les mots sont des reflets d'idées, ils sont limités si nous ne jouons pas un peu avec… alors oui tout est égal d'une certaine façon. Mais cette vision n'amène pas à l'Unité (à moins d'avoir la même conscience que celle d'un cyprès - j'adooooore - ou que celle d'un morceau de quartz).

    Sauf que nous sommes amenés à choisir entre telle ou telle illusion. Et de trouver l'endroit où le faire. N'est-ce pas ? :-p

    Bien à vous Caillou.

    PS : vous savez, il n'y a qu'un lieu pour voir la lumière et chacun possède ce lieu. On dit que c'est le siège de l'Intelligence. J'ai pas besoin de vous dire où ça se trouve, vous devez le savoir certainement.

    PPs : le monde va pas très bien, j'ai passé un moment à lire les blogs aujourd'hui c'est incroyable ce que les gens sont capables de faire ou de dire pour se faire souffrir. C'est aussi une façon d'éprouver sa propre conscience cela dit mais je connais peu de gens à être sortis de la boucle.

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  25. Pourquoi tu fais cette tête devant ton écran ???...

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  26. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  27. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  28. Caillou, je suis très déçu.

    Je vous écrivais et vous me passez du Jankélévitch, Char et Galibert (mais c'est "mieux" qu'ailleurs où on me passe du Kant et du Nietzsche).
    C'est comme si vous aviez mis de la musique à fort volume en pleine discussion. Vous êtes fou !

    Il y a quelques années je faisais souvent référence à Platon et puis un jour je me suis dit "Platon il est bien gentil mais je ne suis pas lui, je ne vis pas à son époque et je ne pense pas avec ses mots à lui non plus. Donc brûlons Platon."

    La tonne de livres que j'ai brûlé en oubliant Platon (qui était un excellent auteur… mais c'était vital de l'oublier) !

    Vos citations s'inscrivent dans un temps et dans une culture (occidentale et moderne en plus, à mes yeux pas la "meilleure").

    Je ne vais donc pas continuer parce que Jankélévitch, Char et Galibert ne sont pas là pour me répondre (et puis parce que je n'ai pas à aller plus loin).

    Grave.

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  29. Cult,
    Tu as raison, j'ai paresseusement ressorti le vieil horizon. J'efface tout et on recommence, je ne suis qu'un homme, faillible. Je reviens plus tard affronter ta lumière et ton ombre, debout.

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  30. Cult,
    Vous avez agité tant d’idées que j’ai renoncé. Comment réagir ? Je ne sais pas faire, rebondir allègrement, sautiller d’un concept à l’autre, briller, danser, virevolter, je ne sais pas. J’ai la pensée lente, morcelée.
    Mon projet est simple : être un homme, puisqu’il m’est donné cette occasion. Je ne crois pas en l’élévation, à l’écart, je crois qu’action et réflexion sont une seule et même chose, un même mouvement, qu’on est en étant, pourrait-on dire,
    et qu’on expérimente l’infinie variation, l’infime nuance, que goûter la vie c’est savourer indéfiniment les minuscules déplacements... Souvent, dans un demi-songe, je tente l’oubli et retrouve l’animal, la plante, le caillou qui sommeillent en moi. Etre tout puisque je ne suis rien, sentir la vie nue vibrer dans mes cellules.
    Je lis tout et ne retiens rien, j’écoute les témoignages, le récit des hommes, de ceux qui sont passés par ici, avant, ailleurs, moi peut-être. Je me laisse entraîner par la musique du monde, je m’abandonne à la douce résistance des choses.
    Je ne pense pas, je me bricole, comme je peux.

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  31. Vous êtes un malin Caillou et je vous aime bien. Il faut vous pousser dans vos retranchements pour vous faire écrire un peu sur vous.
    Et puis vos images sont poétiques mais elles sont un véritable et impitoyable test de Rorscharch aussi.

    *glousse*

    Nous sommes plus que des riens, nous sommes des morceaux. C'est comme l'ADN, c'est rien mais il y a tout dedans. Nous ne sommes rien en quantité.

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  32. "Je me laisse entraîner par la musique du monde, je m’abandonne à la douce résistance des choses.
    Je ne pense pas, je me bricole, comme je peux."
    ouf! un projet qui me semble réaliste...tellement que je me laisse bercer par ces mots qui en fait me parlent de lumière...heu.. naturellement humaine, je dirai.
    :-)
    (mon sourire en point et tiret n'est pas bien beau, m'enfin, il est posé!)

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  33. Quand on a aimé une personne aussi belle que le soleil, aussi folle que la vie et aussi rafraîchissante qu'une eau de montagne alors on sait qu'il n'y a pas de questions à se poser et que vivre suffit. Mais aussi, faut-il savoir vivre. Et souvent, il faut mourir à ce qu'on imaginait être la vie et aussi à ce qu'on était devenu dans cette vie là qui s'appelle l'existence. Passer de l'existence au devenir. Il faut tout laisser se briser autour de soi jusqu'à un silence qui pourrait ressembler à la mort de l'âme si au dernier instant ne résonnait en nous-mêmes toutes les musiques les plus belles qui puissent exister. Au dernier instant, à l'ultime seconde. Alors s'opère l'envie de revenir vers ceux qu'on aime ou qu'on a aimé pour leur faire écouter ce qu'on a entendu et parfois il est trop tard parce que tout le monde est parti, lassé de nous attendre ou ne décodant plus ce que nous disons.

    Le lieu c'est le silence intime du cœur, c'est l'endroit qui n'accepte plus les ombres qu'on pourrait y projeter négligemment, par inadvertance, par mollesse.
    Alors vous savez ce qui se passe ? On entre en quête, dans l'instant. On rentre en quête de ceux qui ont vécu ce silence de mort devenir musique et nous sommes portés de l'allégresse de toutes ces cuissons successives qui n'ont pas eu raison de nous. Notre peau devient bien trop dure pour les illusions du néant, notre vision s'économise sur le futile et se consacre à l'immobile. Le mot devient souffle.
    On gagne tout à tout perdre. On gagne la seule chose qu'on a perdu il y a des éons : la nudité de soi, le dénuement, l'innocence.

    Quand je deviens eau et que mon âme plane jusqu'au lieu de silence où réside celle que j'ai aimé je sais qu'il n'y a pas de distance, qu'il n'y a pas de temps, qu'il n'y a plus de pensée, et là je sais que je peux mourir parce que j'ai fait la paix avec tout le monde, soit que j'ai été oublié, ou mis à part, ou écouté et peu importe après tout car c'est au creux du cœur de soie qu'est l'ombre de ma vie que réside la plénitude d'avoir pu aimer une seule autre personne comme moi-même.

    Souvent on parle d'aimer les autres comme soi-même et on ne sait pas s'aimer, ni s'écouter, ni se parler parce que nous sommes de parfaits inconnus. On veut du concret et des preuves, on veut mais on n'a pas la volonté qui va avec nos désirs.

    Souvent aussi je regrette qu'elle ne soit plus là à jouer de sa plume pour distraire les idéalistes en tous genres (celle qui est partie), je ne me sens même pas parvenu à la moitié de ce qu'elle a vu, je sais juste que je n'étais pas seul le temps de sa présence et puis je me suis tellement gorgé de cet autre que parfois il s'exprime à l'intérieur comme si on jouait de la harpe, en frôlant les cordes.
    Il manque souvent à l'être humain quelqu'un qui l'accompagne, comme un ange. Mais non, en fait, c'est que nous ne savons voir que notre propre malheur. Car nous n'avons toujours pas compris que c'est en ne possédant plus rien que plus rien ne nous possède.

    .
    .
    .

    Hors sujet : J'ai vu une poétesse-blogueuse en photo ce matin et Dieu qu'elle est belle, aussi belle que ses poèmes. Je n'en suis pas revenu. J'avais envie de me remettre à la peinture en 3 secondes. La beauté donne envie de reproduire la beauté il paraît. Et moi je n'ai plus de muse à qui parler (que moi, j'ai envie de rajouter^^).

    La vache, 1h45.
    Vittorio va faire ronron.

    Portez-vous bien Caillou, vous m'avez ému aujourd'hui vous savez. Promis, mes prochains commentaires seront courts parce que ART MOT NiE.

    AH !

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  34. C'est toujours bien de reprendre position, un peu plus léger. Coluche disait: la bonne hauteur, c'est quand les pieds touchent par terre...

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  35. J'ai un peu de mal à suivre... L'intérêt que je trouve à fréquenter ce lieu, c'est cette insupportable légèreté de l'être dont Caillou se fait le témoin... J'apprécie cette fluidité, cette in/tension... Discrètement, Caillou, se dévoile... On n'est pas pressés... J'ai fait plein de philo, il y a de ça quelques années et j'apprécie ici, cette humilité sans ostentation...

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  36. Kintana,
    :-)) Poussé dans mes retranchements, ces mots se sont présentés pour me défendre, je les ai accueillis avec ce même plaisir que tu décris.

    Cult,
    Je n’ai rien à dire, il n’y a rien à dire, seul le geste compte, les mots peuvent, au moindre pire, le commenter.
    Contrairement aux apparences ;-), je travaille, sérieusement, assidûment, sur la question de l’être, je creuse à ma manière, j’expérimente au quotidien, je note, je compare, j’évalue, je suis mon propre et unique laboratoire. Je dépose ici certaines remarques et je les observe quand elles remuent sous votre regard.
    Ce billet, apparemment insignifiant, a débordé. Il m’apprend que je touche un point crucial, celui de cette communauté que nous formons, sans présupposés ni conditions d’appartenance, sans identité. Comment penser une communauté formée par des singularités quelconques. L’être qui vient ici est quelconque, singulier mais sans identité, défini, mais uniquement dans l’espace vide de l’exemple. Sa raison d’être ? Faire acte de présence. Son dire ? “Je suis là”.
    Ici, je ne suis que ça, je ne peux rien dire de plus.

    ( Ta présence et tes commentaires me réchauffent, ils m’entraînent et m’encouragent à poursuivre le chemin.)


    Pixel Bleu,
    Je trouve ici le lieu de l’examen, à l’abri de l’agitation du monde. Je m’amuse à débrouiller les questions qui m’occupent.


    Fox,
    Je ne me dévoile pas, je me défais, me dépose, me prépare tranquillement à l’oubli. ;-)

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  37. Mon petit Caillou, je vous dédie un petit morceau de Joanna Newson que vous trouverez sur mon blog (en dernière note, tout en bas) - parce que je ne pense pas qu'on puisse user du code HTML ici.

    Je suis d'accord avec vos observations.

    Le plus important c'est d'aimer.

    Amicalement.

    VVK

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  38. Caillou, peut-être suis-je trop jeune, puéril, fougueux, impatient, victime inconsciente de mon inexpérience.
    Je tiens néanmoins à te signifier mon fort désaccord avec les tirades d'un mystérieux Cult!, visiblement atteint de logorrhée (et ignorant l'existence de la ponctuation).

    Cette personne, fort instruite semble-t-il, se permet d'assener des vérités, d'affirmer, d'imposer une vision des choses et plus particulièrement de l'humain, avec un aplomb sidérant.

    Quand tes mots et tes images suggèrent, proposent, interrogent, d'un sourire ou d'un haussement de sourcil, je suis attristé de lire de tels discours, et de te voir jusqu'à t'excuser de ne pas avoir correctement répondu !

    Je reprendrais Fox qui, plus haut, a parlé d'"humilité sans ostentation". Oui. Si je peux me permettre, il en manque un peu en ce "vide qui sert de lieu" ces temps-ci...

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  39. Cult, Simon,
    (Pas une seule seconde disponible avant ce soir... Bonne journée :-))

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  40. Cult,

    Merci, vous avez tapé juste.


    Simon,
    Je suis sensible à ta déclaration, bien sûr, mais je vais en atténuer l’effet. Ce blog est un espace expérimental, l’expérience se nomme BLOG, j’observe et je note les effets en variant les paramètres. Bien sûr, je ne suis pas indifférent à ces variations, je suis le sujet principal du protocole expérimental, le cobaye. A la fin de la première période (Dehors dedans), j’ai été dépassé par la chaleur dégagée et j’ai dû ressortir prendre l’air et trouver une autre forme pour revenir (La révolte des formes). Avec le temps, je suis mieux équipé et je résiste mieux aux fluctuations climatiques. Les interventions de Cult sont essentielles, il apporte sa vie et la pose là sans artifice,, il se questionne dans cet espace de liberté. Il prend le risque. Il n’est pas en retrait. C’est rare et précieux. Je ne suis pas en jeu. Ce qui se joue dans cet espace vide et neutre va au delà de notre rapport habituel au monde. Je suis ici dans un cadre très précis, et j’essaie de le respecter malgré les tentations et les pressions. Nous sommes des singularités quelconques, sans identité, et nous nous inventons comme nous l’entendons. C’est cette forme insaisissable, si humaine pourtant, que nous partageons ici. Je ne sais jamais ce que je vais venir dire, écrire, ou dessiner, c’est vous qui détenez, malgré vous, la clé.
    Je ne te trouve pas “jeune, puéril...”, je suis toujours impressionné par les convictions et les certitudes, je suis un bonhomme de base, vraiment. ;-))

    (Dès qu’on juge, on se situe au dessus, ce qui en soi n’est pas un problème jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’on accepte donc qu’un autre, plus haut placé, vous juge aussi... ;-))

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  41. Je crois avoir à peu près saisi ta vision de cet espace, c'est pourquoi je ne me suis exprimé qu'en sachant que je pourrais le faire ici et de cette façon.

    Il ne faut pas s'exprimer si l'on ne veut pas être jugé. On est jugé en permance et il me semble que c'est plutôt une bonne chose, cela permet de se remettre en question, et d'avancer, toujours.
    Après il y a la façon... Aussi, si j'ai pu être malhabile, vexer, ou blesser, ou laisser penser à un jugement arbitraire gratuit, je reformulerais, voir retirais volontier mes propos.
    Pour le moment, il ne me semble pas que ce soit le cas.

    Sinon, J'ai des convictions, mais pas de certitudes.

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  42. Peut-être trouvons-nous plus prudent, voire simplement commode de parler d'illusion quand, dans notre for intérieur, c'est une insuffisance qui règne et qui s'exprime en réalité ? Là est un geste.

    "Bloguement vôtre", en somme.

    Un autre geste serait de casser la vitrine, de se mettre en chemin, non plus vers des textes, des images ou des rêves, mais vers d'autres mains.

    (Perso je n'en ai pas les moyens, mais je râle pour ceux qui les ont et continuent de se com-plaire).

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  43. Simon,
    1) Je préfère le point de vue au jugement. Le point de vue dit comment on voit les choses, il nous situe dans un rapport d'égalité. Le jugement est fermé, il dit comment sont ou doivent être les choses, il dépend d’un système de valeurs. Bon, ce n'est que mon point de vue, bien sûr.

    2) Cet espace est le lieu des malentendus. Nous sommes sourds et aveugles, nous tâtonnons dans l’obscurité et seules nos ombres se rencontrent... Je parlais des certitudes et des convictions en général, ça n’avait rien de personnel. Moi, je ne sais rien mais je passe mon temps à affirmer tout et n’importe quoi de l’autre côté. ;-)

    Varna,
    J’aime cet éternel recommencement, cette légère brise, ce soleil de printemps. Tout est contenu dans l’instant, ça me convient. Je ne veux rien de plus. Je profite de cette douceur, je savoure. Je ne m’interroge pas sur ma raison d’être.

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  44. Bon, je m'arrête là bien sûr.
    Je ne souhaitais que t'exprimer mon sentiment.
    Cela ne change rien, je te lirais et regarderais toujours, et avec le même plaisir Cailloux, of course !

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  45. Simon,
    T'arrêter ? Quelle idée, il n'en n'est pas question.
    Ce lieu n'existe que par les mots déposés. Chaque silence fait résonner le vide.
    ( Ta présence et tes commentaires ont animé toute la semaine, j'ai ramassé plein de petits cailloux après tes passages. )

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  46. Ce qui est marrant, c'est que sur ton blog tu ne mets quasiment rien, un vague miroir, et aussitôt, tout le monde s'excite là-dessus...
    Moi je suis comme toi, je n'ai rien à en dire. T'as une bonne gueule, c'est déjà beaucoup ! :)
    Ça me rappelle ce temps glorieux où les fumeurs d'herbelette, une fois bien stoned se faisaient passer des photos de visage sensées leurs inspirer des délires ludiques et ispirants.
    Ce lieu n'existe que par les mots déposés, tu es un rusé toi ! : )

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  47. Safir,
    C'est un espace ouvert et presque neutre. Nous l'animons par nos pensées. Il m'est très personnel
    (j'y suis sincère et sans intention particulière) mais il parle de notre condition, l'être et le devenir de l'homme à l'écran.

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  48. On a tendance à me surestimer. Ce qui est conceptuel m'échappe la plupart du temps.
    Moi, ce que je préfère c'est quand tu dessines.
    Pourtant, il y a dans l'ensemble un fond assez triste, solitaire, un coté "lonesome cowboy".

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  49. Fox > Humilité.

    L'humilité, j'y pensais, un peu, souvent.

    Ceci.

    L'humilité ce n'est pas toujours ne pas se montrer : Je fais ceci, en toute humilité, légèrement, sans y penser (sous entendu je vous laisse volontairement imaginer que suis capable de bien mieux.

    L'humilité parfois : Voilà, c'est moi, je me montre, avec ce que je fais. Au dessus, au delà c'est pure supposition. Je ne sais peut être pas.

    Un matin dans ma tête à moi que même on m'a rien demandé.

    très cordialement,

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  50. Fishturn,
    C'est hier, en papotant sur les chemins que j'ai raccroché le chaînon manquant : l'humilité. Impossible de s'en draper, elle devient aussitôt invisible, alors comment l'attraper, la garder ? Sans y penser, oui, en cultivant simplement la sincérité, c'est en regardant les choses en face que l'humilité risque de sourire, dans notre dos...
    ( Son ennemie affichée, c'est l'ironie, tellement plus séduisante ;-))

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  51. Caillou,

    Oui, car si l'humilité est renoncement, alors quoi...

    On a bien droit à l'artifice, en toute conscience de sa position (à l'artifice)précaire dans le temps et dans l'acte. Un petit éclat brillant et fugitif. Oh Joie.

    L'ironie ne m'amuse jamais quand elle devient sérieuse. Elle me fait rire quand je ne la pense pas : "Je ne demande jamais mon chemin à un gros monsieur...etc"

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