13/01/2009

Ecrire ?




... une tentative d'arracher une promesse au néant, une prière à l'inconnu.


(Lofoten, 2008)

7 commentaires:

  1. écrire
    c'est s'assoeir face un mur et laisser les mots descendre trouver des chemins, des recoins inconnus et faire leur alchimie secrète,

    puis entrevoir une fenetre qui se dessine sur le mur et s'ouvre elle-même sur une autre fenêtre qui s'ouvre sur d'autres fenêtres qui s'ouvrent à l'infini sur d'autres fenêtres comme dans un dessin en perspective ou un de système de poupées russes...

    - aussi comme cette fenêtre sur sur le bas de te note précédente qui dans un clic s'ouvre sur une autre fenetre qui elle même peut sur s'ouvrir sur d'autres multiples et uniques infinis-...

    écrire, c'est laisser les mots s'évaporer et faire leur vie librement, les attraper comme des papillons rares et étonnants, les relacher sous peine de les voir mourir aussitôt, les regarder danser, scintiller, vibrer pour tant de justesse qui nous échappe tout autant

    écrire c'est rencontrer et reconnaître comme par inadvertance cette part de soi-meême et d'autrui qui nous échappe

    c'est decoder un langage inconnu

    c'est encore bien d'autres choses qui échappent encore plus

    écrire je ne dis pas aligner trois mots à la suite des uns et des autres

    un art que je maitrise malheureusement très difficilement

    il m'aura finalement au moins une nuit pour laisser ces piètres mots faire leur chemin et les voir s'envoler vers cette nouvelle note qui par une chance inouie fait toujours echo

    reste les mots que l'on peut lire

    lire, c'est un peu la même chose comme écrire par procuration, retrouver l'autre et soi-même qui nous file toujours entre les pattes...

    je lis et j'écoute je regarde les mots résonner et scintiller dans l'air

    Mais écrire c'est encore autre chose

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  2. Caillou > La beauté des ratures.

    Corinne >

    Dans ce monde, ondoyait une infinité de phrases solitaires qui s’y regardaient attentives et s’y croisaient parfois sans se voir. Des phrases empreintes d’une humanité qui s’emparait et réchauffait sans répit, un espace technoïde trop longtemps gelé. Des mots qui s’entassaient parfois, jusqu'à former des montagnes de contradictions aux sommets inatteignables. J’y entrai, dans ce monde, muni d’un petit sac rempli de lettres, de petites lettres rien qu’à moi, conservées depuis lors avec beaucoup d’attention, dans le doux secret des jours intérieurs. Je les éparpillai alors, à droite à gauche parmi celles des autres qui étaient arrivés avant moi. Je regardai mes lettres qui formèrent des mots à leurs tours et je restai là, immobile, interrogatif et inquiet, à les observer. Et puis je vis, je vis mes mots qui s’échappèrent, qui se faufilèrent au milieu des autres, qui se mirent à tournoyer en farandoles jusqu'à s’éparpiller partout en territoire inconnu. J’esquissai le sourire, celui de l’enfant qui libère l’oiseau, et j’attendis secrètement qu’ils reviennent…Ils ne revinrent pas bien sûr. Mais je reçu en retour des mots venus d’ailleurs, de douces paroles à boire, de celles qu’on sirote le soir entre amis aux comptoirs des petits cafés, de celles qu’on susurre à l’oreille aussi, de celles qui vous questionnent, qui vous secoue doucement l’épaule et vous encourage. Je pris les paroles, les plongeai furtivement dans mon sac, désormais vide de mots, je regardai le ciel et repris mon chemin.
    C’est un monde aux milliers de mots…qui pourrait bien vous tirer des larmes. [2007]

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  3. ... et dire que je venais pour m'effacer. ;-))
    ( Je reviens plus tard, c'est encore les soldes, non ?
    On ne consomme pas parce qu'on est dégénéré mais parce que le ticket de caisse fait foi de notre existence.)

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  4. Quel vieux manuscrit ?
    Presque un tapuscrit ?

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  5. Cor(r)inne,
    Je me laisse imprégner. ;-)

    Fishturn,
    Je me souviens, bien sûr.

    à tous les deux,
    moi, j'écris ( enfin, je gratte ) parce qu'on ne peut pas s'arrêter, ça démange toujours, c'est la vie qu'est comme ça, ils disent... ;-)

    Une ville,
    ... un livre d'or : http://restesdumonde.blogspot.com/2008/07/lofoten-11.html

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  6. Ecrire, ça pourrait être le paradoxal art de dire avec des mots ce que l'on ne peut en principe pas dire avec les mots...

    Enfin, je crois...

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  7. Fishturn >

    Je regarde tes mots danser

    c'est beau

    les mots les miens ceux que je pourrais encore dire ce sont déjà envolées

    alors je fais silence

    Caillou>

    ;-)

    un clin d'oeil s'est envolé je l'ai rattrappé

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