24/11/2009

Moëbius (2)


Pendant longtemps j’ai cherché. Ce que nous faisions, ce qui se jouait, se tramait...


J’ai trouvé.


Ici, se découvre l’autre propre de chacun, celui qui le singularise, qui l’arrache à l’anonymat. 


J’adviens à moi-même quand, dans ce dialogue que j’entretiens avec moi-même, ce moi se détache de moi et s’incarne en vous. Je découvre alors cet autre que je deviens, celui que vous croyez reconnaître et auquel vous vous adressez, votre autre moi que vous êtes en train de dévoiler dans cet échange que vous entretenez avec moi, cet autre vous que j’incarne ici...

22 commentaires:

  1. Jeux d'ombres et de miroirs...

    RépondreSupprimer
  2. Cela semble sonner plutôt juste.

    Mais pour ma part, je ne me sens pas découvrir un autre moi en ces lieux virtuels, ce serait plus comme un autre environnement, comme de passer d'un cours de contentieux communautaire de la fac à un atelier jazz au conservatoire, pas les mêmes gens, pas les mêmes codes, mais au fond, je suis qu'un, je ne me divise pas pour autant, c'est plutôt comme si le reste changeait, autour... (M'enfin bon, comme d'hab', il est fort possible que je raconte des conneries... ;-))

    Ceci dit, dans ton cas, cette thématique est tellement forte qu'elle prend bien plus de sens, notamment aux vues de la durée et de la profondeur de ta quête !

    à bientôt ! :-)


    PS : cela faisait bon un bout de temps que j'y pensais, et ça y est, je l'ai retrouvée :
    "Il y a un dehors et un dedans, et moi au milieu, peut-être que je suis la chose qui divise le monde en deux, d'une part le dehors et de l'autre le dedans." S.Beckett

    RépondreSupprimer
  3. Fox,
    C'est la forme de l'anneau qui donne le tournis, un vacillement...

    B.,
    Oui, un Je d'ombres et de miroirs, précisément...

    Simon,
    "cela faisait bon un bout de temps que j'y pensais, et ça y est, je l'ai retrouvée" Voilà exactement ce dont je parle...:-)

    RépondreSupprimer
  4. n'en est-il pas ainsi également dans les rencontres réelles ?
    mais il vrai que l'écrit permet de révéler d'autres facettes, peut-être de toucher d'avantage à l'intime

    réel et virtuel, sans doute de bons compléments

    RépondreSupprimer
  5. L'autre est toujours un peu nous:)
    Un échange avec nous même qui se révèle une porte ouverte sur l'autre.
    Des liens se créent, j'en suis une humble exemple:)

    RépondreSupprimer
  6. Simon, Charivarii, Noèse,
    (Les mots découpent tout de travers mais ils sont les seuls à pouvoir en parler, c'est dire la gageure...)

    Je parle d'ICI, mais Ici ne désigne pas un lieu.
    Ici, c'est l'instant, détaché du temps, pendant lequel le langage se transfigure.

    ( Le bout d'idée qui m'avait traversé en venant ne ressemblait pas à ce dépôt abscons... Tant pis ;-)

    .../...

    RépondreSupprimer
  7. L'âme n'a pas de sexe, elle n'est pas prisonnière d'un corps, des lois, d'une éducation, d'une raison, d'un temps, d'un age. Elle voyage et se disperse, nous en croisons parfois un signe que nous re-connaissons.

    Re.

    Cette forme d'un seul bord c'est le vide et le plein, le dedans et le dehors, la matière et le vide, et tout ce qui donne à penser,qui ne peut être d'elle pensée, et qui reste cependant impensable.

    RépondreSupprimer
  8. Bande son : http://www.youtube.com/watch?v=SB5NjmrUIcM

    RépondreSupprimer
  9. Fish,
    ... ;-) Ce billet est en 3 morceaux, j'essaie de le déplier sans le déchirer...

    RépondreSupprimer
  10. pourquoi faire simple quand on peut compliquer :

    7 milliards de terriens vivants et moi et moi et moi ???

    RépondreSupprimer
  11. Nouille,
    1) en te suivant, on arrive très vite à la question suivante : "Pourquoi faire quelque chose plutôt que rien ?"...
    2) Je ne suis pas un sept milliardième d'humanité, je la contiens en entier, comme toi, la vie n'est pas une somme de morceaux, réductible à une fraction, la condition humaine non plus ... )

    RépondreSupprimer
  12. outch contenir toute l'humanité !!! c'est trop ambitieux pour moi

    je ne suis d'accord que sur le principe illusoire de la communication
    de plus se servir du langage non pour tenter de cerner la clarté (si elle existe ...) mais pour enterrer une signification évidente me parait un procédé abusif comme une distraction importune ou une très mauvaise traduction (en existe t il de bonnes ?)

    pour faire simple :
    j'apprécie le questionnement moins la forme alambiquée dont tu l'as - ici - habillé

    RépondreSupprimer
  13. Nounouille,
    Je m'amuse et ne dis rien de sérieux, je tire des fils et dessine des arabesques. Je n'ai rien à dire, à démontrer, à prouver, à justifier, j'esquisse les pas de la danse pour écouter la musique qui m'entraîne. Si la mélodie ou le rythme ne te plaisent pas, qu'y puis-je ?

    RépondreSupprimer
  14. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  15. Mille fois par jour s'opèrent des mouvements, tant notre environnement influence notre humeur et notre façon de voir. Ici, nous posons la vérité de l'instant qui peut être pure fabulation ou réalité, peu importe. Le regard des autres ne vient qu'après, et ce décalage est précieux à mes yeux, comme le sont parfois certains commentaires qui donnent un éclairage inattendu à nos propres mots.
    Enfin, c'est ce que je pense à l'instant ...

    RépondreSupprimer
  16. "Je est un autre", je et un autre ..

    RépondreSupprimer
  17. Constance,
    Quand je suis ici , je ne viens pas de l'extérieur, ma pensée ne vit qu'ici, elle se déploie dans ce vide qui lui sert de lieu, portée par vos mots. Mon être de langage n'apparaît que dans la disparition de mon être sujet.

    Cheserasera,
    Oui, Un n'est pas seul :-)

    RépondreSupprimer
  18. ah oui c'est beau ça
    et puis c'est surtout aussi ce que je pense

    RépondreSupprimer
  19. je suis je quand tu me dis tu
    c'est albert jacquart qui dit ça
    (entre autres)

    RépondreSupprimer
  20. L'artiste porte en lui l'humanité entière. Il en est responsable.

    Voilà c'est pas plus compliqué que ça.

    RépondreSupprimer
  21. L'art est le langage secret, universel, il précède Dieu.

    RépondreSupprimer