31/12/2009

Fatras



1) J’effleure du doigt les mouvements de l'air du temps.


2) Je choisis mes illusions comme on choisit un film ou un livre.


3) Mon nombril est le centre du monde. (physique de l’être)


4) Je ne sais pas de quoi je parle, mais ça me parle, donc j’en parle.


5) Je m’invente pour me tenir compagnie.


6) Je note ce qui passe par la tête puis farfouille à la recherche d’un équilibre, qui ne repose sur rien. Je ne peux ni approfondir, ni développer, je présente la trace laissée par le geste.


7) Je résiste au vertige de l’être en multipliant les sourires (:-))


8) Mes mobiles sont insaisissables. Je joue avec les mots sans chercher de sens : comment le sens serait-il caché dans les mots ? Qui l’aurait mis en attendant qu’on le découvre ?


9) Il n’y a rien à dire mais je ne peux pas me taire.


10) Je passe mon temps à tisser des motifs dont le dessein m’échappe.


11) J’utilise le sérieux apparent des nombres pour numéroter ces suites de mots qu’on appelle des phrases.




17 commentaires:

  1. Je me retrouve pleinement dans tes 11 fatras.Moi aussi , quand j'ai rien à dire , je sais pas comment le dire.

    A demain.
    ;-)

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  2. Moi je cuisine très bien les restes, ah ah ah.

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  3. //Je m’invente pour me tenir compagnie.//

    au pied de la lettre
    un caillou dans ma mare...

    à l'an proche, hein !

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  4. Je t'attendrais bien demain matin de bonne heure, à l'heure salvatrice du premier jour de l'an afin de gambader et deviser de tout et surtout de rien... so long...

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  5. de belles résolutions finalement :)
    Bonne année.

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  6. Heureuse année
    à toutes ailes
    et cieux
    qui sauront
    encore s'envoler...

    A bientôt donc

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  7. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  8. " Je résiste au vertige de l'être en multipliant les sourires ", une manière élégante et légère de consentir à la spirale gloutonne de l'enigme ontologique ?...

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  9. Continue :)

    Encore plein d'étoiles !
    Belle année pleine de rien, mais qui font du bien

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  10. rebondit sur un vide pour remplir d'un vent de mots inutiles un énorme ballon....

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  11. Melo,
    Ton rapport à la langue (donc au monde :-), distant, absurde et amusé, m’enchante.

    Plume,
    Je ne pratique que la réduction.

    Une nouille,
    Il y a trois manières de s’intéresser au monde : en théorie, en pratique et en poétique.

    Fox,
    C’eût été avec grand plaisir.

    Kiat,
    Je me demande toujours ce que font ceux qui ne jouent pas.

    Choule,
    Mes meilleurs voeux. (Cet automne, j’ai basculé sur Face Book et mon identité sociale s’est répandue là-bas. )

    Well,
    Je parcours régulièrement les mots imagés de ton dictionnaire particulier.
    Bonne année:-)

    Gilbert,
    Précisément, oui. :-)

    Lucky Star,
    You’re welcome.

    Fée de saison,
    Un petit passage qui ravive les souvenirs. La persistance des liens que nous créons est décidément un phénomène étrange.

    La p’tite Gre,
    Thanks, U 2.

    Jéza,
    Les mots connaissent l’histoire avant nous.

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  12. Marie : Pourquoi tu me dis ça ?

    MME Punaise : Dame tu sais, on est tous logé à la même enseigne et une vieille dame ça ne pèse pas bien lourd à 11 heures du soir surtout depuis qu'il y a tant d'autos !

    Marie : Tu te promène dans les rues à 11 heures du soir ?

    - Louis Ferdinand Céline - Balais sans musique sans personne sans rien

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  13. Belle année-fatras à vous . Merci de partager votre univers si singulier mais tellement pluriel .

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