24/04/2010

Voyage



New York, avril 2010

Il collectionnait les joies minuscules comme d’autres les douces illusions. Quand il revenait, il ne racontait rien. Avant, il avait essayé, il s’agitait, les yeux, les mains, mais, insensiblement, devant les moues désabusées, il avait restreint puis éteint les manifestations de ses enthousiasmes enfantins. Comment expliquer qu’il venait de traverser l’Atlantique pour poser, un instant, son derrière dans le fauteuil d’un vieil hôtel de la vingt troisième rue ?


New York, avril 2010


7 commentaires:

  1. Serge,
    Chelsea Hotel est porteur d'histoires et de chansons qui m'accompagnent depuis longtemps. Je voyage pour vérifier des trucs, réaliser le monde, mesurer les écarts, un sacré boulot.:-)

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  2. Chasse au tigre blanc. L'homme à l'oreille de cire, sur le dos de l'éléphant, se l'est fait trouer.

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  3. A tourner en boucle sur le vynil, à regarder les rossignols tomber. Tu m'écoute, et puis tu ne m'écoute pas.

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  4. Le Chelsea Hotel, notre adolescence...nos rêves d'éternité...

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  5. Fish,
    En dévoilant nos visages, nous avons retiré la parole au masque.

    Annelau,
    L'éternité, c'est l'instant saisi et retenu.

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  6. Il faut bien pour être amis parfois, se débarrasser des arrières mondes, et des pensées qui ne reflètent, que d'autres vies voilées.

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