09/10/2011

presque riens


   Je suis sans intention. Je découvre mes images quand elles apparaissent sur l'écran. Je les retiens ou les abandonne selon l’effet. Je n’ai pas d’idée, de projet. Je résous une équation à plusieurs inconnues sans chercher à les identifier : je trouve une solution à un problème qui se situe hors de la réflexion et du langage : un aller-retour entre l’oeil et la main, une simple affaire de geste et de perception.

Ces images, ces presque-riens ne sont vraiment pas grand chose, des traces de doigt sur un écran. C’est l’esprit, habitué à la lumière du jour, qui leur donne une matérialité, une réalité. Il n’y a ni papier, ni encre, ...

Je ne fais plus, je glisse à la surface et place, parfois, dans la mémoire gigantesque et immatérielle de ma tablette, la trace de ces instants passés, minilutte contre l’oubli.





3 commentaires:

  1. Je ne me lasse pas de ces presque-riens.

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  2. Amel,
    ça fait quelque chose de lire ça.

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  3. C'est le "clic" sur le signet qui m'a échappé et qui m'a posé sur le "presque riens". J'ai souris en complicité (il est toujours bon de sourire de soi-à-soi), et, j'ai pensé qu'il y avait là, dans ce geste manqué comme un "quelque chose" à entendre, à percevoir, à entr'apercevoir. J'aurais pu "passer" sans prêter attention, si je n'étais pas à cet instant même en correspondance avec tous ces "riens" qui d'une façon presque irraisonnés nous introduisent parfois certains doutes. merci.

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