21/06/2008

Tout ça pour rien ?



J'étais venu, malgré la chaleur, vous parler des fous, leur rendre hommage, mais il y avait un message de V.. J'aime beaucoup V.. Il fait partie, ici, de ces rencontres rares et improbables qui tournent à l'amitié, des sans chair qui deviennent chers. Son blog, brillant, érudit, m'a bien cassé la tête, des heures de relectures assidues accroché à l'étagère pour saisir et retenir des bribes. Voilà ce qu'il a déposé aujourd'hui sous mon précédent billet :

(On croirait vraiment qu'on n'a d'autre choix que d'en rester là, rester l'un pour l'autre cette ombre ensoleillée de nos seules illusions ! " Hors du temps et de l'espace " ! Hola, ho ! ;-)

Mais non, désacraliser l'autre (le "désimaginer") et prendre soi le risque (certain) de décevoir, c'est encore la meilleure chose à faire pour ne pas assombrir plus encore la "face sombre", penser que ce monde (du net) est vide ... Oui, il y a plein de freins à la rencontre, et au bout quelque désenchantement, mais elle est inéluctable. Sinon "tout ça pour rien" ?

Il n'y a peut-être donc pas d'illusion tant qu'on est en chemin. Mais a posteriori, certainement, quand on a manqué - de courage ? Voir l'âme, fut-elle très belle, à mon avis ne suffit pas, quand bien même nous sommes tombés, comme ici, sous son charme ;-)


Après avoir goûté le délicieux compliment, voilà ce qui m'a traversé :

“Tout ça pour rien” ? Peut-être la raison profonde d’en rester là, dans un non lieu et un non espace où les illusions ne trompent pas leur monde. Revenir sur Terre ? A quoi bon ? Pour quoi faire ? Recommencer ? Non ! "Tout ça pour rien", la légèreté, le détachement. Ici, nous ne vieillirons pas, nous resterons égaux, assis dans nos bulles lumineuses, écume.
La preuve ? Je ne cherchais rien et, miracle, je l’ai trouvé...

12 commentaires:

  1. Merci pour cette dernière phrase "Je ne cherchais rien et, miracle, je l’ai trouvé...", qui sonne très juste pour moi, en ce moment.

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  2. J'aime beaucoup V. aussi et pour moi, ça ne sera plus jamais pour rien...C'est enlever une petite pierre au bas d'un monticule; ça change toute la physionomie.
    Et pour moi qui ai une grosse dose de "réponse", ça vaut quand même, c'est dire si c'est pas du toc !
    Joruri

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  3. You're bac, Achedezoo ?
    You're well, come.



    JoRuri,
    Où es-tu passé ? Voilà ce qui est insupportable : la disparition.
    Comme je le faisais remarquer à des amis qui divorçaient, je n'ai rien fait qui justifie qu'on me prive de mes amis. Ils n'ont jamais répondu, bien sûr, ils avaient, soi-disant, des choses plus importantes à faire, tu parles...
    "Tout ça pour rien" à entendre comme "Tout ça pour ça", oui et rien d'autre, je prends le risque.

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  4. Je n'étais jamais partie :) C'est juste que je suis du genre "lectrice silencieuse timide qui lit énormément mais commente peu". ;)

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  5. 1) Chic! Une garantie pour nous que tu ne vas pas disparaître ! euh... comment va madame ? ;-)

    2) Joruri est un volcan d'Auvergne, une éruption de temps en temps, mais fidèle à la chaine (de l'amitié) ;-)

    3) Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve ?

    4)Tout ça ... pour encourager !

    5) J'adore cette photo ! Cet homme dressé sur une pente, ce côté du personnage formant visage s'enivrant des vapeurs montantes, etc. ;-)

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  6. Not'not,
    Toujours ces satanés malentendus, je mélangeais tes identités, interrogeant les lettres pour prédire l'avenir, des bêtises quoi. ;-)

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  7. Varna,
    Bonjour. J'étais en train de farfouiller dans tes billets à la recherche d'arguments quand j'ai entendu le petit clic singulier d'un message. Alors, me voici ici aussi. ;-))

    La photo! Un grand moment, C'est au sommet du Stromboli qu'elle a été prise, le 14 juillet 2006. On monte en début de soirée, quand on arrive, la nuit est presque tombée, on mange en regardant les derniers rayons. Ensuite, c'est le feu d'artifice naturel qui explose toutes les deux minutes. Beaucoup plus tard, quand la nuit est noir charbon, on allume nos lampes frontales, on traverse la crête dans les fumées toxiques et on redescend en courant dans le sable volcanique, des tonnes de poussière noire qu'on avale à plein poumons. Le matin, on s'aperçoit que le chemin emprunté pour ce retour était vertigineux...

    ( ton message précédent fait son travail, il se répand un peu partout)

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  8. " je m'installe dans ce point de l'espace que j'occupe, dans ce moment précis de la durée. Je n'admets point qu'il ne soit point crucial. J'étends mes bras de toute leur longueur. Je dis : voici le Sud, voici le Nord... Cause déterminante ! Une occasion qui ne se représentera jamais plus Je suis mais je veux trouver raison d'être."

    Les Nourritures Terrestres André GIDE (1926)

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  9. @ Caillou : Tu es tout pardonné

    @ Varna : En un mot "O sole mio" (bon ça fait trois, mais ne m'en veuillez pas), tout va bien :)

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  10. Je me demande quand même... Tu voulais rendre hommage aux fous, mais tu as l'air en même temps choqué quand un de ces fous adopte effectivement un comportement de fou, en sabordant tout par exemple ... N'apprécierais-tu que les fous raisonnables ? Policés ?
    :))

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  11. Cher Joruri,
    Je ne suis pas choqué mais quand je ne suis pas d'accord, je le dis, à voix basse... A propos des fous, voilà ce que je voulais écrire : " Je préfère les fous, ils me rassurent, ils me laissent une chance". Un début de réponse, non ? ,-))

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