14/10/2009

Hum...




Dans l'ancien temps, les auteurs, chair et os, inventaient les personnages, les installaient dans le décor, paysage urbain ou motel perdu. Des sentiments, une couleur, le blabla et le tour était joué. Le mécanisme s’est inversé. Les personnages se sont mis à écrire la vie de ceux qui sont restés dehors. Le texte précédent en est une illustration. Le personnage qui raconte, c’est mon moi, devenu étranger. Né derrière l’écran, il réclame sa part, en son nom propre. Il m'explique le nouveau monde, le sien, le nôtre : “ Tu n’as jamais rien écrit, des bribes ... sans moi, tu aurais fini par te taire. Je te réveille quand je veux, on cohabite, tu écoutes ta radio, bois du café, tu t’assois, tu souris, tout ça m’indiffère, mais je te laisse faire, encore. Tu vas perdre ce qui t'a fait, ces habitudes bien ficelées, les plis mal tordus. Le temps n’existe pas, tu l’as inventé pour supporter ton propre poids. Ta date de naissance n’a aucun sens, des signes abstraits, un tour de magie qui te distrait, encore, ... Ta tête s’est raidie, tu t’en plains, et quand je t’abandonne (souvent tu m’ennuies), tu es seul, maintenant.”

5 commentaires:

  1. Ta date de naissance n'a aucun sens... C'est pour la rime ? Ouais, t'as raison, ça rime à rien...

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  2. Fox,
    Pas vu la rime, ça me dicte, je copie.

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  3. "Parce que telle est la loi, répondit le vieillard. A ton tour. Tu ne pourras pas gagner tant que tu n'auras pas anéanti mon fou"

    HM

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  4. Alors ? Vous êtes combien en réalité ?

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  5. Tyrane,
    La réalité ? Voilà une drôle d'idée.
    Dans cette affaire, au moins neuf, lui, elle et moi, nos doubles et les autres, ceux qui regardent par dessus notre épaule.

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