03/05/2017

Fâché et Facho, même combat...

 

Quelle belle journée, annonciatrice d'un avenir incertain...
                                 

Pour m'être exprimé librement sans colère et sans haine, sans rien demander à personne, je me suis fait moquer, insulter puis éliminer ...
Juste en essayant de comprendre pourquoi, autour de moi, certains que je vois si dociles au quotidien se prennent soudain pour des héros, des insoumis.
Quelle mouche les a donc piqués ?
Plus rien ne les effraie, ils sont sous le charme, dans un monde parallèle où l'abstention à une élection devient la manifestation du courage le plus intense.
On les dirait drogués, sous l'emprise d'une force qui les prive de leur libre arbitre, les absout de leurs responsabilités.
Ils sont entrés en religion, ils croient. Ils ont quitté la raison pour la passion.
Ils se sont radicalisés.




30/04/2017

Insoumis trop mimi

Sept millions d'insoumis.

Quelle bonne nouvelle.

Chaque jour, enfin, chacun, chacune va dénoncer les injustices, les discriminations, les abus de pouvoir, les arrangements troubles, ...

Sept millions d'insoumis attentifs à résister, au quotidien, à l'arbitraire, à s'indigner, s'insurger devant les discriminations, le sexisme, l'homophobie, ...

L'insoumission n'est pas vociférations, éructations, poings tendus dans la foule anonyme.

L'insoumission n'est pas une posture, une aigreur, une remontée acide.

L'insoumission c'est la mise en oeuvre de la justice au risque de se voir écarté, désavoué...  C'est, en conscience, agir pour un monde plus égalitaire, plus libre.
Ses représentants se retrouvent chez les lanceurs d'alertes, les Justes, ceux qui aident les migrants, ...

En refusant de jouer les règles du jeu démocratique en ne votant pas pour le candidat qui ne représente pas l'extrême droite, les "insoumis" ne méritent pas leur nom. 

Et voilà la la la allonz'enfants...


27/08/2016

Axiomatic-toc


Parce qu'elle renonce à la raison pour dire la Vérité, la religion porte les germes de la terreur.

Voilà, c'est dit...

16/12/2015

En état d'urgence (1)

Depuis quelques semaines, je suis troublé, comme tout le monde me direz-vous, mais bon, votre trouble n'apaise pas le mien.

Plongés dans les affaires courantes, nous manquons d'esprit pour saisir le réel quand il se dérègle.

Pour rester debout (la tentation du rester couché n'est jamais très loin), nous devons, c'est impératif, donner du sens au monde. 

Alors ?

Nous cherchons à comprendre ou, à défaut, nous faire une raison (ce qui indique bien, dans ce cas, le renoncement).


.../... (à suivre)

25/01/2015

Oups

Penser que croire et être sont une seule et même chose, c'est renoncer à penser.

21/01/2015

Pensée extrême




L’extrémiste n’a pas de figure mais une idée qu’il suit jusqu’à ce que mort s’en suive.
Il n’est ni fou, ni désocialisé, ni irrationnel.

Dont acte

18/01/2015

Mais comment donc on en est arrivé là ma brave dame, mon bon monsieur ?

L’effroi, devant le monstrueux, déchire brutalement le présent, le normal.

Le présent, c’est là où on habite, coincé entre le meilleur et le pire. Le normal est un effet de l’habitation du monde. Et, ce que l’on ne voit pas, c’est que le présent commun, partagé, apparaît, toujours, d’une certaine manière, normal. Aucun évènement, quand il est présent, n’apparaît jamais dans sa totalité, déplié.

De quelles anormalités nous sommes-nous accommodés ?

(librement inspiré de «La société intégrale» de Cédric Lagrange)

04/12/2011

Virtualité


Aujourd'hui, mon atelier mesure précisément 24,28 cm de longueur pour une largeur de 18,97 cm. Il est toujours parfaitement rangé et j'en ai fini des odeurs, des taches, des résistances de la matière.  Je fais le métier du bout des doigts, en frôlant la surface lisse et fraiche.

27/11/2011

Mimesis

Beaubourg, novembre 2011

Sous la singerie se joue la question de l'identité. Aujourd'hui, tout se passe sur un mur fictif sur lequel on projette son meilleur profil. Dans l'ombre portée se nouent les relations : "Je te vois, imitant les faits et gestes de l'être, et je te reconnais". Ce passage de la substance à l'image modifie, en profondeur, la conception de la représentation... 



09/11/2011

Friending ding dong

Bricolage esthético-identitaire, Berlin


Dans le monde que nous partageons dorénavant, assis face au mur blanc de nos nouvelles illusions, nous n’avons plus besoin de savoir ce que faisaient nos ancêtres mais de voir ce que font nos contemporains. Un monde dont l’horizon est la surface lisse de l’écran, un monde fluide sans dedans ni dehors. Un monde en basse définition où nous sommes soumis à la communication permanente au risque de disparaître, oubliés, instantanément...